Décret hérétique de Pie XII sur la rétrogradation de Clément XV.

Décret hérétique de Pie XII sur la rétrogradation de Clément XV:

« Par un décret du 17 janvier 1951 la Suprême Congrégation du Saint-Office A RÉDUIT À L’ÉTAT LAÏC LE PRÊTRE MICHEL COLLIN de la Congrégation des Prêtres du Sacré-Coeur, déja démis et circulant à travers plusieurs diocèses et qui, souvent et sous de multiples formes, a violé les prescriptions des saints Canons. De même la S. Congrégation a dissous et a interdit de reconstituer l’association dont le titre est « INSTITUT DES APÔTRES DE L’AMOUR INFINI », que le prêtre cité avait prétendu fonder sans l’approbation de l’Autorité ecclésiastique compétente. »

(Notification de la S. Congrégation du Saint-Office (30 mai 1951). Acta Apostolica Sedes, XXXXIII, 1951, p. 477.)

Maintenant voici l’explication du Concile de trente et la nature du sacerdoce de prêtre:

XXIII. SESSION, Qui est la septième tenue sous Pie IV. Souverain Pontife, le 15. Juillet 1563.

Exposition de la Doctrine véritable & Catholique touchant le Sacrement de l’Ordre, définie, & publiée par le Saint Concile de Trente dans la septième Session, pour la condamnation des erreurs de notre temps:

 

C H A P I T R E IV.
Du caractere de l’Ordre ; de la Hiérarchie Ecclésiastique ; & du pouvoir d’ordonner.

Or parce que dans le Sacrement de l’Ordre, ainsi que dans le Baptesme, & dans la Confirmation, il s’imprime un caractere, qui ne peut estre effacé, ni osté ; c’est avec raison que le Saint Concile condamne le sentiment de ceux qui soustiennent que les Prestres du Nouveau Testament n’ont qu’une puissance bornée à un certain temps ; & qu’aprés avoir esté bien et légitimement ordonnez, ils peuvent redevenir Laïques, s’ils cessent d’éxercer le ministere de la Parole de Dieu. Que si on veut encore avancer que tous les Chrestiens, sans distinction, sont Prestres du Nouveau Testament, ou qu’ils ont tous entre eux une égale puissance spirituelle ; c’est à proprement parler, confondre la Hiérarchie Ecclésiastique, qui est comparable à une armée rangée en bataille (Cant. 6. 3.) ; comme si, contre la doctrine de Saint Paul, tous estoient Apostres, tous Prophetes, tous Evangelistes, tous Pasteurs, tous Docteurs (I. Cor. 12. 29. Ephes. 4. 11.). C’est pourquoy donc le Saint Concile déclare, qu’outre les degrez Ecclésiastiques, les Evesques qui ont succédé à la place des Apostres, appartiennent principalement à cét ordre Hiérarchique ; Qu’ils ont esté établis par le Saint Esprit, pour gouverner l’Eglise de Dieu, comme dit le mesme Apostre ; Qu’ils sont supérieurs aux Prestres ; Et qu’ils conferent le Sacrement de Confirmation ; Ordonnent les Ministres de l’Eglise ; Et qu’ils peuvent faire plusieurs autres fonctions que les autres d’un Ordre inférieur n’ont pas le pouvoir d’éxercer. Enseigne & prononce de plus le S. Concile, que pour la promotion des Evesques, des Prestres, & des autres Ordres, le consentement, & l’intervention, ou l’autorité, soit du Peuple, soit du Magistrat, ou de quelque autre Puissance Séculiere que ce soit, ne sont pas tellement nécessaires, que sans cela l’Ordination soit nulle ; Mais au contraire, il prononce, que ceux, qui n’estant choisis & établis que par le Peuple seulement, ou par quelque autre Magistrat, ou Puissance Séculiere, s’ingerent d’éxercer ces Ministeres ; & ceux qui entreprennent d’eux-mesmes témérairement de le faire, ne doivent point estre tenus pour de vrais Ministres de l’Eglise ; mais doivent tous estre regardez comme des Voleurs & des Larrons, qui ne sont point entrez par la Porte (Joan. 10. 1.). Voilà ce qu’en général le S. Concile a trouvé bon de faire entendre aux fidelles Chrestiens, touchant le Sacrement de l’Ordre ; Et pareillement il a résolu de prononcer condamnation contre tout ce qui est contraire par des Canons exprés, suivant qu’ils sont cy-aprés couchez, afin que tous avec l’assistance de Nostre Seigneur Jesus-Christ, usant de la regle de Foy, puissent plus aisément reconnoistre & conserver la vérité de la créance Catholique au milieu des ténebres d’un si grand nombre d’Erreurs.

On désigne par le mot « laïc » les personnes qui appartiennent au sacerdoce commun des fidèles et non ceux qui appartiennent au sacerdoce ministériel des prêtres. Pour qu’un prêtre redevienne un laïc, il faut lui retirer son sacerdoce, ce qui, selon le Concile de Trente, est impossible. C’est comme le baptème, on ne peut pas l’effacer.

C’est une preuve que Rome était déjà dans l’hérésie en 1951.

Un laïc est une personne qui n’est ni prêtre, ni religieux, ni clerc. Un laïc cesse d’être un laïc aussitôt qu’il est ordonné prêtre et aussitôt qu’il devient un clercs ou un religieux. Il y a une réel opposition entre l’état laïc et la prêtrise.

Et le droit canon ne fait pas la distinction entre la rétrogradation d’un clerc régulier et d’un clerc régulier mineurs. Un prêtre peut être rétrogradé, si son sacerdoce a été prouver comme étant invalide au départ ou bien parcequ’il a été ordonné prêtre par la force ou par contrainte, ce qui veut dire que dans les deux cas que le soi-disant prêtre n’était même pas un vrai prêtre au départ.

Ensuite, le décret de Pie XII affirme lui-même très bien que Michel Collin qu’on appelle aussi Clément XV était bien prêtre.
Alors, qui est dans la vérité Pie XII ou Michel Collin et le Concile de Trente?

On peut réduire le ministère d’un prêtre à presque rien, sans pour autant qu’il devienne un laïc. Un prêtre reste un prêtre, même s’il ne peut plus exercer son ministère. Ils ont confondu l’état laïc et le ministère du prêtre.

Le mot « état »signifie: « Manière d’être d’une personne. »
« État d’ébriété », « État de faiblesse » « état de santé »
Synonyme: « caractère » « Sa nature »
Caractère: « Signe distinctif de quelque chose ou de quelqu’un »

Ici dans ce décret de Pie XII, on réduit le caractère indélébile du prêtre à celui du laïc, inconsciemment. En droit chaque mot a un sens précis et un Pape lorsqu’il n’a plus son infaillibilité pontificale, c’est qu’il n’est plus le successeur légitime de Saint Pierre. Ce décret est la preuve que Pie XII a été déposé par Dieu lui-même.

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L’universalité de la nouvelle France.

Le royaume de la Nouvelle France sur terre est divisé en deux parties. L’Église étant un royaume en lui-même, il y a ce que la doctrine catholique appelle l’Église visible et l’âme de l’Église.

Donc, le royaume visible de la Nouvelle France est le centre de l’âme de la France réelle et elle représente les âmes qui s’affichent ouvertement et visiblement comme étant Français. Mais l’âme de la France de Dieu dépasse largement la partie visible de ce même royaume.

L’âme du royaume Catholique de la Nouvelle France est aussi composée de personnes sincères qui se disent chrétiennes, catholique romain ou non chrétiennes et qui recherchent la vérité. L’âme de cette même Église qu’est le royaume de France est aussi composée des membres qui sont originaire de toutes les autres nations, car la France de Dieu est enfouie à l’intérieur de chacune des nations qu’on retrouve sur terre. Il faut comprendre que la France c’est le royaume de Dieu annoncé dans les évangiles. Ces personnes font partie de ce qu’on appelle l’âme du royaume de la nouvelle France, mais ils ne sont pas dans la partie visible de ce royaume de France qu’est Église. Autrement dit, ils n’affirment pas qu’ils sont Français, mais ils sont Français dans la pratique, car un vrai Français est avant tout une personne qui met en pratique les enseignements de l’Église Catholique que leur dicte leur conscience.

Rome présentement n’est plus le centre de l’Église Catholique universelle, mais les membres de cette institution romaine reste en grande partie dans l’âme de l’Église Catholique, car toutes les vérités qu’on met en pratique sont catholiques.

Alors, nous pouvons retrouver des personnes qui se disent Québécois, évangéliste, musulman, juif, socialiste mais qui dans la pratique sont plutôt Français et catholique à leur insu. C’est la même chose pour toutes les nations ainsi que pour les membres de toutes les autres religions ou idéologies.

Il faut comprendre qu’avant la tour de Babel, il n’y avait sur la terre qu’un seul peuple et une seule langue. La confusion des langues et l’émergence des nations étaient à cette époque un châtiment de Dieu envers son peuple infidèle et non une bénédiction. Ce châtiment de Dieu depuis ce jour s’est perpétué à travers le temps. Cette grande confusion des nations a été depuis la tour de Babel une grande source de conflit à travers le monde. Et le but de l’Église de la Nouvelle France est de réparer l’erreur de la tour de Babel ainsi que de réaliser la véritable unité chrétienne. Un seul royaume pour un seul Dieu.

L’universalité de cette nouvelle France signifie qu’il n’y a qu’un seul royaume pour tous. Une seule nation pour tous. Un seul esprit pour tous. Un seul Dieu pour tous. Une seule vérité pour tous et ainsi de suite. C’est cela la véritable définition du concept de l’universalité.

Mais pour Rome leur fausse définition de l’universalité correspond plutôt au concept de plusieurs royaumes différent pour tous. Plusieurs nations différentes pour tous et ainsi de suite. Ils ont assimilé la diversité culturelle à de l’universalisme, alors qu’il n’y a pas deux peuples de Dieu distinct, mais bien un seul peuple de Dieu et cette erreur Romaine fut transmise à toutes les nations qui reçoivent des immigrants en leur sein, alimentant ainsi les conflits.

Le seul royaume qui est divisé ainsi et qui ne peut pas subsister sur la terre, c’est celui de l’enfer. L’enfer est divisé en plusieurs royaumes et chaque royaume incarne un péché différent. Il n’y a pas d’unité en enfer, c’est une guerre perpétuelle entre chaque royaume et entre chaque individu, leur différence est la source de leur discorde. Et ces guerres de l’enfer se manifestent dans notre monde. Notre monde n’est que le reflet de ce champ de bataille qu’on retrouve en enfer et Rome perpétue sur la terre cette diversité qu’on retrouve en enfer. Lorsqu’un peuple s’oppose à Dieu, il se divise en plusieurs peuples différents comme au moment de la tour de Babel. Plus on se rapproche de Dieu, plus on s’unifie. Plus on s’éloigne de Dieu, plus on se divise.

Dans la bible on retrouve facilement cette opposition entre les nations et l’unique peuple de Dieu.

« Ils tomberont sous le tranchant du glaive, et ils seront emmenés captifs dans toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que le temps des nations soit accompli. » Luc 21,24

« Ecoutez la parole que le Seigneur a prononcée sur vous, maison d’Israël. Voici ce que dit le Seigneur : Ne soyez pas les disciples des voies des nations, et ne craignez pas les signes du ciel que craignent les nations, » Jérémie 10, 1-2

« Le Seigneur vous dispersera parmi tous les peuples, depuis une extrémité de la terre jusqu’à l’autre; et vous adorerez là des dieux étrangers que vous ignoriez, vous et vos pères, des dieux de bois et de pierre. Même parmi ces peuples vous ne trouverez aucun repos, et vous ne trouverez pas seulement où appuyer en paix la plante de votre pied. Car le Seigneur vous donnera un coeur toujours agité de crainte, des yeux languissants, et une âme tout abîmée dans la douleur. » Deutéronome 28, 64-65

« Nations, louez Son peuple, parce qu’Il vengera le sang de Ses serviteurs; Il tirera vengeance de leurs ennemis, et Il sera propice au pays de Son peuple. » Deutéronome 32,43

Certaines personnes recherchent une forme de réconciliation entre les nations ou au sein d’une nation avec les immigrants, cependant cette idée d’unité dans la diversité est contredite par la nature humaine à tous les jours car on constate que les humains se regroupent sur des ressemblances et non sur des différences.

Les personnes qui adhèrent à une organisation politique ou à une communauté, le font au départ parce qu’ils partagent les même croyances, les mêmes convictions, la même culture ou la même idéologie que cette même communauté. On se regroupe de façon naturelle sur des dénominateurs communs et non sur des différences.

Alors, l’existence même d’une communauté ou d’une organisation politique suppose que des gens se réunissent parce qu’ils partagent les mêmes croyances. Toute base de fondation d’une organisation ou d’une nation repose sur des dénominateurs communs et non sur des différences. L’histoire de l’humanité entière a démontré que toutes les guerres tirent leur origine sur des divergences de point de vue et certains croient encore qu’on peut établir une réconciliation entre les humains sur des différences idéologique et culturelles.

L’universalisme contrairement à ce que pense Rome n’est pas un synonyme de diversité, car une idée devient universelle lorsqu’elle est partagée par tous et lorsqu’on aspire à l’universalité, on aspire à l’idée que tous doivent partager la même croyance, la même idéologie. La vérité ne se contredit pas, alors que la diversité ne fait pas de distinction entre le vrai et le faux, entre ceux qui suivent la vérité ou ceux qui suivent le mensonge, elle englobe tout, tel que le bien et le mal. Toutes les nations véhiculent une mentalité différente, des opinions différentes, des sentiments différents et des idées différentes. Et toutes ces nations se contredisent entre elles dans leurs interprétations de la vérité, dans les sentiments et les idées qu’elles véhiculent. Et c’est dans ces contradictions que proviennent les discordes, les conflits et les guerres.

Une chose importante qu’il faut savoir c’est que la vérité est une comme Dieu est un. Dieu a une seule opinion. Dieu a un seul esprit qui ne change jamais. Il ne peut y avoir de contradiction ou de dualité. Tout homme sensé peut bien voir que toutes ces nations ne peuvent être vraies, car elles diffèrent et se contredisent l’une l’autre. C’est par l’union à Dieu qu’une nation se rapproche de la vérité. Il ne peut pas y avoir deux peuples de Dieu différents, puisqu’une seule vérité. Lorsque deux personnes s’unissent à Dieu, tout ce qui les différencie en esprit disparaît, car elles ont toutes les deux les sentiments de Dieu, les goûts de Dieu et l’opinion de Dieu. C’est la même chose qui se produit avec deux peuples qui s’unissent à Dieu, tout ce qui les différencie disparaît : la langue, la culture, les mentalités et la nationalité. La seule chose qui ne change pas c’est l’apparence du corps, car la chair ne sert de rien c’est l’esprit qui vivifie.

Le royaume de Dieu ne peut subsister que dans un seul esprit. Et ce seul esprit doit être au diapason de l’Esprit unique de Dieu. Dieu a une seul opinion sur toute chose.

Donc, dans le monde les membres d’une même nation ou d’une même organisation politique ont entre eux, règle générale, bien des points de similitude: la mentalité, les goûts, les manières, les habitudes, les ambitions, le même esprit, en somme la même culture. Ils sont liés entre eux, se protègent les uns les autres. En un mot, ils s’aiment, car ils se ressemblent.

Le royaume de la nouvelle France qu’est l’Église Universelle doit ainsi former un peuple, uni par le même esprit. Il ne doit donc pas s’y trouver l’esprit de plusieurs nations ou de plusieurs idéologies, mais d’une seule, soit celle de la nation française, la France réelle, car ici doit se trouver la France de Dieu avec son esprit et non l’esprit que véhiculent toutes les différentes cultures de la terre.

L’Église Universelle doit donc devenir la France et la France doit devenir l’Église Universelle et tous doivent se convertir à cette nation Française, car on adhère à une nationalité de la même manière qu’on adhère à une idéologie qu’elle soit religieuse ou non.

L’infaillibilité pontificale du Pape Honorius sur l’incarnation.

Le pape Jean IV en parlant du Pape Honorius disait ceci:
« Mon prédécesseur susdit disait donc, dans son enseignement sur le mystère de l’incarnation du Christ, qu’il n’a pas existé en lui, comme en nous pécheurs, deux volontés contraires, de l’esprit et de la chair. Ce que certains ont retourné en leur propre conception, et ils ont pensé qu’il aurait enseigné une seule volonté de sa divinité et de son humanité, ce qui est totalement contraire à la vérité » (Pape Jean IV: lettre Dominus qui dixit à l’empereur Constantin III, printemps 641).

L’ Église enseigne que Jésus-Christ a deux volontés en lui et cette affirmation est vraie, mais d’un point de vue théologique, on peut aussi affirmer qu’il n’a aussi qu’une seule volonté. Les deux affirmations peuvent être vraies, ce qui mélange tous les théologiens sur ce sujet. La première affirmation est vraie uniquement parce que la volonté de la chair existe en Jésus-Christ, mais cette volonté bien qu’elle existe demeure en tout temps inactive. Contrairement à Jésus et à Marie,  les humains en générale ont deux volontés contraires agissantes et c’est ce qui fait de nous des pécheurs car lorsque la volonté de la chair agit au détriment de la volonté de l’esprit nous commettons un péché. Jésus n’étant pas un pécheur possède en lui une volonté humaine inactive constamment soumis à la volonté de son esprit divin. Autrement dit, il agit constamment comme un Dieu et non comme humain.

Ce qui mélange encore plus les théologiens, c’est que la volonté de la chair de Jésus ne s’additionne pas à celle de son esprit pour n’en faire qu’une seule comme l’affirme Jean IV par la conjonction de coordination « et » qui suppose selon le sens du texte une addition des deux volontés comme si deux volontés contraires pouvaient se compléter et n’en faire qu’une seule.

Alors, l’affirmation du Pape Honorius qu’il n’y a qu’une seule volonté en Jésus-Christ est aussi vraie, car la volonté de sa chair ne s’exprime jamais, elle est complètement soumise à Dieu, c’est seulement la volonté de son esprit qui s’exprime. La chair de Jésus n’exprime jamais sa volonté, c’est pour cela qu’on peut aussi dire que Jésus n’a qu’une seule volonté qui s’exprime ou sinon Jésus n’aurait pas fait la volonté de Dieu en tout temps. Et sur chaque geste que l’on doit faire, il n’y a qu’une seule volonté de Dieu et non deux.

Donc, il y a deux volontés existantes en Jésus et une seule volonté agissante.

Relisez cette lettre de l’abbé Jean Sympon, lequel, trois ans seulement après la mort d’Honorius, écrivait à l’empereur Constantin, fils d’Héraclius:

« Quand nous parlâmes d’une seule volonté dans le seigneur, nous n’avions point en vue sa double nature, mais son humanité seule. Sergius, en effet, ayant soutenu qu’il y avait en Jésus-Christ deux volontés contraires, nous dîmes qu’on ne pouvait reconnaître en lui ces deux volontés, savoir celle de la chair et celle de l’esprit, comme nous les avons nous-mêmes depuis le péché. » (Car. Sardagna Théolog. dogm. polem, in-8, 1810. Tome 1, Controv. IX, in append. de Honorio, n 305, p.293)

Après lecture de ceci nous sommes en droit de croire que Sergius sans être infaillible sur tout ce qu’il a dit détenait quand même une vérité, C’est à dire que la volonté de la chair ne s’exprime jamais puisque le péché ne peut pas s’exprimer en Jésus-Christ. Alors ayant le droit comme je l’ai expliqué plus haut de dire que Jésus-Christ en tant que Dieu, n’avait qu’une seule volonté agissante, soit celle de son esprit.

Alors si nous reprenons les mots d’Honorius cités par Saint Maxime:

« Il n’y a qu’une seule volonté en Jésus-Christ, puisque sans doute la Divinité s’était revêtue de notre nature, mais non de notre péché, et qu’ainsi toutes les pensées charnelles lui étaient demeurées étrangères. » (ad marinum presbyterum. Voy. Jac. Syrmondi, Soc. Jesu presb. opera varia, in-fol, ex typog. regid. tome III, Paris, 1696, page 481)

Nous sommes donc en droit d’admettre que Honorius avait le droit d’approuvé le sentiment de Sergius sur une volonté unique agissante, soit celle de l’esprit, sans qu’il est pour autant appuyé tout ce que Sergius a pu dire, mais seulement cette partie véridique du dogme de l’incarnation.

Cependant, Sergius utilisa cette partie véridique du dogme, appuyé par une lettre d’Honorius, afin de faire croire à tous que le vicaire appuyait toutes ses erreurs. Alors, Sergius a réussi à faire croire au théologien qui était dans la confusion sur cette partie du dogme qu’Honorius appuyait toutes ses hérésies sans faire de distinction entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Cet événement a eu pour effet d’associé Honorius avec les hérétiques, alors qu’il ne l’était pas. Et je crois que le VI concile a effectivement accusé Honorius d’être hérétique au même titre que Sergius, mais sans pour autant le condamner comme tel. Et je crois que les Grecs ont utilisé cette brèche pour falsifié les documents en ajoutant à la simple accusation, un décret qui condamne Honorius comme étant hérétique.

Les Grecs étaient souvent perçus négativement à cause de leurs fraudes multiples, même plusieurs vicaires de Jésus-Christ s’en plaignaient assez souvent. Le pape St. Nicolas 1er, dans sa lettre à l’empereur Michel, donna une autorisation basée sur un document qu’il avait reçu de Grèce, mais en précisant:

« pourvu que ce document ne soit pas falsifié selon la coutume des Grecs (non falsata more Grae­corom) »

Le pape Saint Léon 1er le Grand dans sa Lettre « Puritatem fidei » du 10 mars 454 affirma que certains avaient falsifié sa lettre à Flavien. Les faussaires en falsifiant le texte soutenaient que le pape Saint Léon le Grand serait tombé dans l’hérésie de Nestorius.

Saint Léon le Grand (docteur de l’incarnation) déclara aussi infailliblement que « Les manuscrits faits à Rome sont bien plus véridiques que ceux fabriqués par les Grecs, parce que chez nous, on ne pratique ni les artifices ni les impostures » (Lettre 6 à Narsem.)

Alors, il y a bien deux volontés existantes en Jésus dont une seule volonté est agissante.

Le pape Honorius avait raison contrairement à ceux qui veulent croire qu’il était dans l’erreur uniquement pour avoir un prétexte afin de pouvoir rejeter le dogme sur l’infaillibilité pontificale d’une manière absolue.

Description de la validité d’une messe

Lorsqu’on parle de messe, il faut faire la distinction entre la légalité d’une messe et sa légitimité. Pour qu’une messe soit considérée légale, elle doit être faite en communion avec la véritable Église Catholique et cette Église Catholique est là où se trouve le véritable successeur de Pierre. Autrement dit, un prêtre ne peut pas exercer son ministère s’il est pleinement conscient qu’il est en dehors de la véritable Église, car l’exercice de son ministère doit se faire en obéissance à l’Église et à l’autorité compétente de cette même Église. Autrement dit, si la messe est dite en désobéissance à l’Église, elle devient invalide et illégale.

Mais s’il arrive que le prêtre n’est pas conscient qu’il exerce son ministère en dehors de la véritable Église et qu’il exerce son ministère en toute sincérité et de bonne volonté, alors sa messe devient légitime, sans pour autant être légale. Sa sincérité et sa bonne volonté légitimise sa messe et la rend valide. Ainsi, Jésus va descendre dans l’eucharistie lors d’une messe légale ou légitime. Mais, sachez à l’avance qu’une messe légale est toujours légitime, même si le prêtre est mauvais. Autrement dit, une messe légitime n’est pas nécessairement légale.

C’est la même chose pour celui qui reçoit la communion. C’est-à-dire que si le communiant croit en toute sincérité que la messe est valide, Jésus descendra dans sa communion, même si la messe est dite illégalement ou illégitimement par le prêtre. C’est le sacerdoce du laïc qui remplace celui du prêtre, lorsque celui-ci est sincère et que la messe est invalide pour le prêtre. Mesure extrême pour une situation extrême. Mais si le communiant est pleinement conscient que la messe est illégale, Jésus ne descendra pas dans son eucharistie, même si cette messe est légitime pour le prêtre et pour les autres communiants qui seraient sincères. Ensuite, une messe légitime qui n’est pas légale, qui a été dite incorrectement, est quand même valide, même si cette messe n’est pas dite d’une manière traditionnelle (par exemple la messe de St-Pie V)

Cependant, même si la messe est valide et que Jésus est présent celui-ci descendra dans le coeur du communiant, selon les prédispositions du coeur de celui-ci. S’il reçoit par exemple la communion de façon distraite et sans profonde humilité, Jésus descendra moins profondément dans le coeur de celui-ci. La règle d’une bonne prédisposition du coeur demeure.

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Clarification dogmatique de l’infaillibilité pontificale « Pastor aeternus »

Constitution dogmatique « Pastor aeternus » — 1er concile du Vatican — 18 juillet 1870 

« C’est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l’origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l’exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l’approbation du saint Concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu: le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème. « 

Si nous relisons attentivement cette définition du concile de Trente, nous pouvons remarquer après la séquence de mot « l’orsqu’il parle ex cathedra » l’expression connue « c’est-à-dire » une expression connue qu’on oublie souvent la définition. Voici l’utilisation qu’on fait de l’expression « c’est-à-dire » selon le dictionnaire: « Placée en construction d’apposition ou d’incise dans un énoncé, après un mot ou une séquence de mots sur le sens desquels elle introduit une information complémentaire ou rectificative (restrictive). » Le mot « rectificative  » signifie « Qui sert à rectifier », soit à « corriger ce qui est inexact ou imparfait. » Donc, l’expression « c’est-à-dire  » vient corriger ce qui est inexact ou imparfait dans la séquence de mot qui précède, soit « lorsqu’il parle ex cathedra ».

Ce qui signifie qu’on peut tout simplement remplacer la séquence de mot « lorsqu’il parle ex cathedra » par ce qui suit l’expression « c’est-à-dire ».

Alors, nous nous retrouvons avec une tout autre interprétation de ce dogme.

Nous pouvons aussi arriver à la même conclusion avec la version latine du dogme avec l’expression « id est ».

Ensuite, le mot « idem » en latin a plusieurs significations qui n’a pas toujours la signification qu’on utilise dans la langue française.

1 – le même, la même…
2 – de nouveau, encore, une seconde fois.
3 – et en même temps, aussi, à la fois, également.
4 – néanmoins, pourtant, mais en revanche, par contre.

Voici la définition du dogme dans le catéchisme de Saint Pie X :

Quand est-ce que le Pape est infaillible ? Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit, pour être tenue par toute l’Eglise, une doctrine concernant la foi et les mœurs.

Saint Pie X ne mentionne pas qu’il est infaillible lorsqu’il parle seulement en ex cathedra. L’expression « ex cathedra » est absente de cette définition. Ce qui retire l’idée d’une infaillibilité limitée à une proclamation en ex cathedra, car un vrai vicaire de Jésus-christ est toujours placé en qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, il s’exprime toujours en vertu de sa suprême autorité apostolique. Il définit toujours infailliblement une doctrine concernant la foi et les mœurs qui doivent être tenues par toute l’Église.

Ensuite, nous devons aussi tenir compte du contexte social de l’époque lorsque le dogme fut proclamé, il y avait une très grande résistance vis-à-vis ce dogme. La proclamation du dogme a même provoqué un schisme dans l’Église, on a qu’à penser à l’Église vieille-Catholique qui rejette encore aujourd’hui ce dogme. C’est pour cette raison que le dogme ne fut pas proclamé de façon large avec précision, mais tout en laissant subtilement la porte ouverte à une définition plus large que Saint Pie X a clarifié, sans le dire clairement. De plus, il ne faut pas oublier cette partie de la définition du concile de trente: « par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre » qui fait référence à ce passage de l’évangile.

« Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le froment. Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères.  » Luc 22,31-32

Voici une liste de citations de Saint qui confirme bien que le vicaire de Jésus-christ est infaillible dans tous ses enseignements qui concernent la foi et les moeurs.
« L’Église a toujours besoin d’un confirmateur infaillible auquel on puisse s’adresser, d’un fondement que les portes de l’enfer, et principalement l’erreur, ne puissent renverser, et que son pasteur ne puisse conduire à l’erreur ses enfants: les successeurs de saint Pierre ont donc tous ces mêmes privilèges, qui ne suivent pas la personne, mais la dignité et la charge publique » Saint François de sale.

St. Cyprien(v. 200 – 258) affirme: « La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès » (Lettre 40 et 55).
St Épiphane affirme: « À Pierre, le Père manifeste son propre Fils, et c’est pour cela qu’il est appelé bienheureux. Pierre à son tour manifeste le Saint-Esprit [dans son discours aux juifs, le jour de la Pentecôte], ainsi qu’il convenait à celui qui était le premier entre les apôtres, à celui qui était la pierre inébranlable sur laquelle l’Église de Dieu est fondée, et contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas. Par ces portes de l’enfer il faut entendre les hérésies et les auteurs, des hérésies. En toutes manières, la foi est fondée solidement en lui: il a reçu les clefs du ciel, il délie et lie sur la terre et au ciel. en lui se résolvent les questions de la foi les ardues » (Anchoratus. Ch. 9)
St Jérome dit que: « La sainte Église romaine, qui est toujours demeurée sans tache, demeurera encore dans tous les temps à venir ferme et immuable au milieu des attaques des hérétiques, et cela par une protection providentielle du Seigneur et par l’assistance du bienheureux Pierre (in: Mgr de Ségur: Le Souverain Pontife, in Œuvres complètes Paris 1874, t. III, p. 80).
« D’après cette promesse (Tu es Pierre … ), l’Église apostolique de Pierre ne contracte aucune souillure de toutes les séductions de l’hérésie (St. Cyrille, in: St. Thomas d’Aquin: Chaîne d’or sur Matthieu XVI, 18 )
St Bernard: « Les atteintes qui sont portées à la foi doivent être réparées précisément par celui dont la foi ne peut être en défaut. C’est là la prérogative de ce Siège » (De error Abaelardi, préface).
« L’Église apostolique [de Pierre], placée au-dessus de tous les évêques, de tous les pasteurs, de tous les chefs des Églises et des fidèles, demeure pure de toutes les séductions et de tous les artifices des Hérétiques dans ses pontifes, dans sa foi toujours entière et dans l’autorité de Pierre. Tandis que les autres églises sont déshonorées par les erreurs de certains hérétiques, seule elle règne, appuyée sur des fondements inébranlables, imposant silence et fermant la bouche à tous les hérétiques; et nous [… ], nous confessons et nous prêchons en union avec elle la règle de la vérité et de la sainte tradition apostoliques » (citation de St. Cyrille d’Alexandrie reprise par St. Thomas dans sa Chaîne d’or, à l’endroit où il commente Matthieu XVI, 18 )
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« Une France pour tous »

Aimez-vous la France? Voilà une question intéressante, car la bouche parle de l'abondance du cœur. Ce que nous aimons est à l'intérieur de nous et se manifeste au-dehors par nos paroles et nos actions. Le royaume de Dieu est effectivement en nous et cette France que nous aimons s'exprime au-dehors. Lorsque nous aimerons tous sans partage le même royaume de France, alors il n'y aura qu'un seul royaume sur la terre ainsi qu'une seule nation, car c'est l'amour sans partage d'une même chose qui nous unit.

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L’Église et la France ne font qu’un

« La France ne saurait oublier que sa providentielle destinée l'a unie au Saint-Siège par des liens trop étroits et trop anciens pour qu'elle veuille jamais les briser. De cette union, en effet, sont sorties ses vraies grandeurs et sa gloire la plus pure. Troubler cette union traditionnelle, serait enlever à la nation elle-même une partie de sa force morale et de sa haute influence dans le monde ". Léon XIII

(Allocution de Léon XIII aux pèlerins français, 13 avril 1888 et citation repris par Saint Pie X dans son encyclique "Vehementer Nos" le 11 février de l'année 1906)

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