L’infaillibilité pontificale du Pape Honorius sur l’incarnation.

Le pape Jean IV en parlant du Pape Honorius disait ceci:
« Mon prédécesseur susdit disait donc, dans son enseignement sur le mystère de l’incarnation du Christ, qu’il n’a pas existé en lui, comme en nous pécheurs, deux volontés contraires, de l’esprit et de la chair. Ce que certains ont retourné en leur propre conception, et ils ont pensé qu’il aurait enseigné une seule volonté de sa divinité et de son humanité, ce qui est totalement contraire à la vérité » (Pape Jean IV: lettre Dominus qui dixit à l’empereur Constantin III, printemps 641).

L’ Église enseigne que Jésus-Christ a deux volontés en lui et cette affirmation est vraie, mais d’un point de vue théologique, on peut aussi affirmer qu’il n’a aussi qu’une seule volonté. Les deux affirmations peuvent être vraies, ce qui mélange tous les théologiens sur ce sujet. La première affirmation est vraie uniquement parce que la volonté de la chair existe en Jésus-Christ, mais cette volonté bien qu’elle existe demeure en tout temps inactive. Contrairement à Jésus et à Marie,  les humains en générale ont deux volontés contraires agissantes et c’est ce qui fait de nous des pécheurs car lorsque la volonté de la chair agit au détriment de la volonté de l’esprit nous commettons un péché. Jésus n’étant pas un pécheur possède en lui une volonté humaine inactive constamment soumis à la volonté de son esprit divin. Autrement dit, il agit constamment comme un Dieu et non comme humain.

Ce qui mélange encore plus les théologiens, c’est que la volonté de la chair de Jésus ne s’additionne pas à celle de son esprit pour n’en faire qu’une seule comme l’affirme Jean IV par la conjonction de coordination « et » qui suppose selon le sens du texte une addition des deux volontés comme si deux volontés contraires pouvaient se compléter et n’en faire qu’une seule.

Alors, l’affirmation du Pape Honorius qu’il n’y a qu’une seule volonté en Jésus-Christ est aussi vraie, car la volonté de sa chair ne s’exprime jamais, elle est complètement soumise à Dieu, c’est seulement la volonté de son esprit qui s’exprime. La chair de Jésus n’exprime jamais sa volonté, c’est pour cela qu’on peut aussi dire que Jésus n’a qu’une seule volonté qui s’exprime ou sinon Jésus n’aurait pas fait la volonté de Dieu en tout temps. Et sur chaque geste que l’on doit faire, il n’y a qu’une seule volonté de Dieu et non deux.

Donc, il y a deux volontés existantes en Jésus et une seule volonté agissante.

Relisez cette lettre de l’abbé Jean Sympon, lequel, trois ans seulement après la mort d’Honorius, écrivait à l’empereur Constantin, fils d’Héraclius:

« Quand nous parlâmes d’une seule volonté dans le seigneur, nous n’avions point en vue sa double nature, mais son humanité seule. Sergius, en effet, ayant soutenu qu’il y avait en Jésus-Christ deux volontés contraires, nous dîmes qu’on ne pouvait reconnaître en lui ces deux volontés, savoir celle de la chair et celle de l’esprit, comme nous les avons nous-mêmes depuis le péché. » (Car. Sardagna Théolog. dogm. polem, in-8, 1810. Tome 1, Controv. IX, in append. de Honorio, n 305, p.293)

Après lecture de ceci nous sommes en droit de croire que Sergius sans être infaillible sur tout ce qu’il a dit détenait quand même une vérité, C’est à dire que la volonté de la chair ne s’exprime jamais puisque le péché ne peut pas s’exprimer en Jésus-Christ. Alors ayant le droit comme je l’ai expliqué plus haut de dire que Jésus-Christ en tant que Dieu, n’avait qu’une seule volonté agissante, soit celle de son esprit.

Alors si nous reprenons les mots d’Honorius cités par Saint Maxime:

« Il n’y a qu’une seule volonté en Jésus-Christ, puisque sans doute la Divinité s’était revêtue de notre nature, mais non de notre péché, et qu’ainsi toutes les pensées charnelles lui étaient demeurées étrangères. » (ad marinum presbyterum. Voy. Jac. Syrmondi, Soc. Jesu presb. opera varia, in-fol, ex typog. regid. tome III, Paris, 1696, page 481)

Nous sommes donc en droit d’admettre que Honorius avait le droit d’approuvé le sentiment de Sergius sur une volonté unique agissante, soit celle de l’esprit, sans qu’il est pour autant appuyé tout ce que Sergius a pu dire, mais seulement cette partie véridique du dogme de l’incarnation.

Cependant, Sergius utilisa cette partie véridique du dogme, appuyé par une lettre d’Honorius, afin de faire croire à tous que le vicaire appuyait toutes ses erreurs. Alors, Sergius a réussi à faire croire au théologien qui était dans la confusion sur cette partie du dogme qu’Honorius appuyait toutes ses hérésies sans faire de distinction entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Cet événement a eu pour effet d’associé Honorius avec les hérétiques, alors qu’il ne l’était pas. Et je crois que le VI concile a effectivement accusé Honorius d’être hérétique au même titre que Sergius, mais sans pour autant le condamner comme tel. Et je crois que les Grecs ont utilisé cette brèche pour falsifié les documents en ajoutant à la simple accusation, un décret qui condamne Honorius comme étant hérétique.

Les Grecs étaient souvent perçus négativement à cause de leurs fraudes multiples, même plusieurs vicaires de Jésus-Christ s’en plaignaient assez souvent. Le pape St. Nicolas 1er, dans sa lettre à l’empereur Michel, donna une autorisation basée sur un document qu’il avait reçu de Grèce, mais en précisant:

« pourvu que ce document ne soit pas falsifié selon la coutume des Grecs (non falsata more Grae­corom) »

Le pape Saint Léon 1er le Grand dans sa Lettre « Puritatem fidei » du 10 mars 454 affirma que certains avaient falsifié sa lettre à Flavien. Les faussaires en falsifiant le texte soutenaient que le pape Saint Léon le Grand serait tombé dans l’hérésie de Nestorius.

Saint Léon le Grand (docteur de l’incarnation) déclara aussi infailliblement que « Les manuscrits faits à Rome sont bien plus véridiques que ceux fabriqués par les Grecs, parce que chez nous, on ne pratique ni les artifices ni les impostures » (Lettre 6 à Narsem.)

Alors, il y a bien deux volontés existantes en Jésus dont une seule volonté est agissante.

Le pape Honorius avait raison contrairement à ceux qui veulent croire qu’il était dans l’erreur uniquement pour avoir un prétexte afin de pouvoir rejeter le dogme sur l’infaillibilité pontificale d’une manière absolue.

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(Allocution de Léon XIII aux pèlerins français, 13 avril 1888 et citation repris par Saint Pie X dans son encyclique "Vehementer Nos" le 11 février de l'année 1906)

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