L’hérésie sédévacantiste

 
Citation:
« Si la vacance du Siège apostolique était contraire à la visibilité de l’Église, l’Église aurait disparu et ressuscité plus de 250 fois depuis sa fondation! Qui voudrait soutenir pareille absurdité? »
 
  Je crois tout d’abord que cette affirmation est fausse, car il faut faire la différence entre l’élection divine d’un nouveau vicaire et l’élection d’un nouveau vicaire par le conclave.

C’est-à-dire que l’élection divine, soit le choix de Dieu s’exprime bien avant la mort d’un vicaire, son choix d’un successeur est fait depuis toute l’éternité. L’élection du conclave n’est que l’expression de ce choix divin, car c’est Dieu qui choisit et non les hommes. Ou sinon, nous serions en train de dire que Dieu n’a pas choisi aucun vicaire, mais qu’il n’a fait qu’entériner le choix des hommes. Donc, le conclave ne fait que reconnaître ce choix divin et cette reconnaissance du choix de Dieu peut se faire après un certain laps de temps, soit des mois ou des années.

De plus, qui a choisi St-Pierre sinon Jésus lui-même?
Jésus lui-même affirme:

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom. » Jean 15,16

Et nous savons très bien que l’Église enseigne depuis toujours que ce verset s’applique à tout ses prêtres, évêques et ses vicaires. C’est lui qui choisit ses serviteurs et non les hommes. Cependant, il est vrai que la chaire de St-pierre n’a pas toujours été à Rome, comme à l’époque des papes d’Avignon. Mais, il est clair selon la doctrine catholique que l’Église ne peut pas reposer sur l’absence de pierre, croire le contraire est une hérésie.

Donc, s’il advient que le vicaire en place n’est pas le choix de Dieu tel que Jean XXIII, c’est que le conclave n’a tout simplement pas reconnu le choix de Dieu. C’est que l’élection du conclave n’est pas l’expression de la volonté de Dieu. Cela veut dire que Dieu aurait choisi quelqu’un d’autre et que le conclave n’avait tout simplement pas reconnu ce choix divin. Alors, lorsqu’on affirme qu’il n’y a pas de vicaire sur la chaire de St-pierre depuis l’élection de Jean XXIII, comme l’affirment les sédévacantistes, on affirme alors que Dieu n’a pas encore choisi de Vicaire pour son Église, ce qui est impossible.

Alors, si le conclave est réellement valide aux yeux de Dieu, Dieu n’aurait jamais permis que le conclave choisisse un hérétique ou un faux vicaire. Dieu serait intervenu d’une manière ou d’une autre comme dans l’élection de Saint Pie X avec l’affaire Rampolla. Le conclave lorsqu’il est légitime ne peut pas faire d’erreur, c’est impossible. C’est comme si un Évêque légitime pouvait se tromper de personne lorsqu’il ordonne un prêtre. Une fois le prêtre ordonné c’est la volonté de Dieu et il n’y a plus de discussion. C’est la même chose qui se produit avec un conclave légitime lorsqu’il y a l’élection d’un nouveau vicaire, il n’y a pas de discussion, c’est la volonté de Dieu. Mais lorsque le conclave n’est pas légal aux yeux de Dieu, l’erreur devient humaine, car Dieu ne peut pas faire d’erreur.

Voici une partie de ma source d’inspiration:

Dans le concile de trente lorsqu’on traite de l’unité de l’Église, on affirme ceci : « Tous les Pères sont unanimes sur ce point que ce Chef (cette tête) visible de l’Église était nécessaire pour établir et conserver son unité… Le Seigneur dit à Pierre: « Moi, je dis à toi que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église. » — ainsi, Il bâtit son Église sur un seul.»

Léon XIII sur la constitution de l’Église affirme : « Si quelqu’un dit que l’unique chef et l’unique pasteur est Jésus-Christ, qui est l’unique époux de l’Église unique, cette réponse n’est pas suffisante.» et plus loin, il reprend une citation qui affirme ceci: « Il n’est douteux pour personne, et c’est une chose connue de tous les temps, que le saint et bienheureux Pierre, prince et chef des Apôtres, colonne de la foi et fondement de l’Église catholique, a reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain, les clés du royaume, et que le pouvoir de lier et de délier les péchés a été donné à ce même Apôtre, qui, jusqu’au moment présent et toujours, vit dans ses successeurs et exerce en eux son autorité ».

« Celui qui ne garde pas l’unité de l’Église, croit-il qu’il garde la foi? Celui qui s’oppose à l’Église, qui abandonne la chaire de Pierre sur laquelle est fondée l’Église, peut-il se flatter d’être encore dans l’Église ? » (De unitate Ecclesiae, ch. 4), St-Cyprien.

Saint Jean Chrysostome suggéra la solidité admirable de la foi de Pierre par une image: « Il y a beaucoup de flots impétueux et de cruelles tempêtes, mais je ne crains pas d’être submergé, parce que je me tiens sur la pierre. Que la mer s’agite furieuse, peu m’importe: elle ne peut renverser cette pierre inébranlable » (Lettre 9 à Cyriaque).

« Là où est Pierre, là est l’Église. Là où est l’Église n’est pas la mort, mais la vie éternelle » Ennarratio in Psalmum XL, ch. 19,Saint Ambroise.

C’est TOUTE l’Église de Jésus-Christ qui a été bâtit sur cette pierre, pas seulement la partie visible. L’Église visible peut changer de lieu, mais elle ne peut pas mourir. Chaque troupeau a son berger. Chaque maison a une fondation.

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Aimez-vous la France? Voilà une question intéressante, car la bouche parle de l'abondance du coeur. Ce que nous aimons est à l'intérieur de nous et se manifeste au dehors par nos paroles et nos actions. Le royaume de Dieu est effectivement en nous et cette France que nous aimons s'exprime au dehors. Lorsque nous aimerons tous sans partage le même royaume de France, alors il n'y aura qu'un seul royaume sur la terre ainsi qu'une seule nation, car c'est l'amour sans partage d'une même chose qui nous unit.

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(Allocution de Léon XIII aux pèlerins français, 13 avril 1888 et citation repris par Saint Pie X dans son encyclique "Vehementer Nos" le 11 février de l'année 1906)

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