Le mépris du monde

Voici un verset que plusieurs citent hors contexte.   

« En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle.  » Jean 3,16    

Lorsque nous lisons ce premier verset sans lire la suite, nous sommes portés à croire que Dieu aime encore le monde, mais ce n’est plus le cas, car    

« N’aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. » 1jean 2,15    

Dieu n’aime plus le monde   

« Car Dieu n’a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or, voici quel est le jugement: c’est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. « Jean 3,17-19    

Lorsque nous lisons la suite du verset, nous constatons que le monde est déjà jugé et condamné, car l’humanité qui est le monde a mieux aimé les ténèbres que la lumière parce que les oeuvres du monde sont mauvaises. L’humanité est le monde que tous les saints ont méprisé. Aimer l’humanité, c’est aimer le monde et les Saints ont toujours enseigné le mépris du monde, soit de l’humanité. Lorsqu’on reçoit le baptême, on se donne en adoption à Dieu et on rejette le monde, soit l’humanité. L’humanité est étrangère à Dieu. L’humanité est, par nature, le monde du démon, car l’humanité entière est plongée dans le mal.

« Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier est plongé dans le mal. » 1 Jean 5,19   « Je leur ai donné votre parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne vous demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Sanctifiez-les dans la vérité. Comme vous m’avez envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.  » Jean 17,14-18   

Ceux que Dieu a choisis ne sont pas du monde et c’est pour cette raison que jésus affirme que son royaume n’est pas de ce monde. Les royaumes de la terre ont été donnés en héritage à Satan, c’est lui qui gouverne ce monde qu’il ne faut pas aimer. « Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » Les élus sont les enfants du royaume de Dieu qui ont été séparé du monde, mais un certain nombre d’entre eux vivent encore au milieu du monde sans en faire partie. C’est cela la véritable Église, c’est le petit nombre de ceux qui servent Dieu. Les véritables enfants de Dieu, ne vivent que pour la prière et la pénitence. Ils sont dans la marge, bien souvent méprisé par le monde. 

« Mais ce que le monde tient pour insensé, c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; et ce que le monde tient pour rien, c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les forts; et Dieu a choisi ce qui dans le monde est sans considération et sans puissance, ce qui n’est rien, pour réduire au néant ce qui est, » 1 Corinthiens 1,27-28  « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï le premier. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. Mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela, le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite; Le serviteur n’est pas plus grand que le maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.  » Jean 15, 18-20  

Alors sur la terre, il y a deux peuples celui de Satan et celui de Dieu. Le problème actuel c’est que le petit troupeau de Dieu est dispersé au milieu du monde et le but de cette oeuvre ici est de les rassembler sous un seul pasteur, soit le vicaire de Jésus-Christ. 

« C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés; parce qu’ils sont à vous. » Jean 17,9  

Alors, aimez-vous le monde de Satan? Cependant, bien que le monde soit mauvais par nature, notre charité doit être universelle, car nous ne savons pas distinguer les méchants des bons sur la terre. Notre amour est universel, car on présume que tous ceux qui sont au milieu du monde ont reçu le baptême de désir et qu’ils sont tous des enfants de Dieu, prétendre qu’une personne en particulier n’a pas reçu de baptême de désir sous prétexte qu’elle n’a pas reçu de baptême d’eau à l’Église serait de porter un jugement envers elle et Dieu nous interdit de porter un jugement sur une personne en particulier, car nous risquerions de manquer de charité envers un de ses enfants. Nous pouvons juger le monde, car il est déjà jugé et condamné par Dieu dans la bible comme étant mauvais, mais nous ne pouvons pas juger une personne en particulier, car nous savons pas si cette personne fait partie du monde ou du royaume qui est l’Église et bien souvent à son insu.

Mais lorsqu’on aime le monde ou l’humanité, on se retrouve à aimer que les serviteurs de Satan, car les enfants du royaume n’en font pas parti. On ne fait pas la charité au monde, mais à des individus. On ne peut pas faire la charité au démon et à ceux qui le servent, mais encore une fois où sont les serviteurs du diable, on n’a jamais l’assurance de le savoir avec certitude, alors on présume qu’ils sont tous bons. Seul Dieu peut le savoir, c’est lui seul qui juge avec justice l’état d’une âme.

Cependant, je peux vous dire qu’il y a des personnes sur la terre qui ont déjà fait leur choix entre le bien et le mal. Ces personnes qui ont fait le choix du mal bien que vivant sur la terre sont déjà damnées, leur place est déjà prête en enfer et c’est que par pure miséricorde qu’ils sont encore en vie et qu’ils peuvent jouir de la terre, car Dieu les utilise à leur insu pour parfaire ses enfants.

« Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les desseins de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n’est point demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a point de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et père du mensonge. » Jean 8,44

Ce n’est que lors du jugement dernier qu’il n’y aura plus de méchants sur la terre. Pour conclure, méfiez-vous de ceux qui prêchent l’amour du monde et de l’humanité. L’humanisme n’a pas sa place dans le royaume de Dieu. Méfiez-vous de ceux qui disent que Dieu aime le monde et l’humanité, alors que la bible l’interdit. L’humanité est étrangère à Dieu, le verbe a pris chair comme un emprunt afin de rentrer en communication avec nous. Cette même chair, cette même nature humaine qu’il a prise a été crucifiée. Elle est morte sur la croix et nous devons faire la même chose, la tuée pour toujours, je ne parle pas de suicide, mais de mortification. La nature humaine appartient à Satan, c’est notre prison, notre corps de mort comme disait Saint-Paul. Jésus était un innocent qui est allé nous rendre visite en prison, mais pour cela, il a pris l’habit du prisonnier qui est notre humanité.

Alors, lorsque Rome revendique la liberté religieuse sans discerner le vrai du faux et que plusieurs revendiquent la liberté de choisir entre le vrai ou le faux. Entre le bien ou le mal. Entre l’humanité ou Dieu. Entre la chair ou l’esprit. Entre le monde de Satan et le royaume de Dieu. C’est qu’ils sont tièdes devant Dieu et Dieu vomit les tièdes. Ce n’est pas la liberté qu’il faut revendiquer, mais l’obéissance à Dieu. La liberté ne réside que dans le choix entre le bien et le mal, la seule liberté qu’on peut revendiquer c’est la liberté de faire le bien et non celle de faire le mal.

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraye point. » Jean 14,27 « Je ne m’entretiendrai plus guère avec vous, car le Prince de ce monde vient et il n’a rien en moi  . » Jean 14,30

Commentaires: 4 commentaires

4 réactions sur “Le mépris du monde”

  1. gwydyon dit :

    J’ai un ami témoin de Jéhovah qui m’a invité à lire la Bible, ce que j’ai fait.

    Je trouve le message chrétien négatif : pour paraphraser Nietzsche, le christianisme m’apparait comme étant une religion d’esclave née du Judaïsme (comme l’Islam d’ailleurs) niant la vie terrestre en exaltant des arrières mondes.

    Le caractère chrétien de la condamnation de l’humanité et du monde est profondément mysantrope ; Si je devait paraphraser la Bible je dirait :

    « femme tu accouchera dans la douleur pour mettre au monde un pêcheur ».

    Le paganisme c’était plus sympa.

  2. Léon XIV dit :

    Le monde se condamne lui-même librement, il n’a pas besoin de Dieu ou des chrétiens pour le faire, refuser de le constater c’est nier la réalité. Ensuite, le monde n’a pas l’humilité nécessaire pour admettre que sans Dieu, il est mauvais. Le catholicisme n’est pas de la misanthropie car le misanthrope déteste le monde sans pour autant aimé Dieu, il n’y a pas nécessairement d’alternative divine au genre humain dans la misanthropie. Nietzsche lui-même étant misanthrope avait comme alternative à l’humain, la notion du surhomme, mais un surhomme sans Dieu, soit un humain sans la puissance de Dieu qui prétend atteindre la sainteté que par lui-même, ce qui est un non-sens. L’imparfait ne peut pas produire du parfait, il a besoin de ce qui est parfait pour produire du parfait. La vie naturelle est imparfaite par nature, il n’y a que la vie divine qui est parfaite.

    Ensuite, la philanthropie qui prétend être le contraire de la misanthropie est une doctrine valorisé présentement par le monde qui consiste à mettre l’humanité au premier plan de ses priorités et cela devant Dieu. L’humain est plus important pour le philanthrope et l’humaniste que Dieu lui-même. L’humaniste choisi l’imparfait au détriment de ce qui est parfait. Le philanthrope et l’humaniste n’a pas d’alternative à l’humain, car toute sa confiance est placé en l’humain, alors que l’humain est imparfait par nature, il peut seulement produire de l’imperfection.

  3. Léon XIV dit :

    L’humanité fait référence à la chair et les âmes font référence à Dieu. Aimer le monde c’est aimer la chair. Ce qu’on aime en notre prochain c’est Dieu, soit son âme. La chair est une frontière entre le royaume de Satan et celui de Dieu. La chair est sous l’empire de Satan et c’est l’instrument du démon pour séduire notre âme. Sans la chair, l’âme n’aurait pas de tentation du démon, car elle aurait la capacité de voir le tentateur tel qu’il est. Le démon réussi à manipuler notre âme, car la chair sont nos œillères et nous détourne de la vérité. Le mépris du monde est donc en fait le mépris de la chair et l’amour du prochain est l’amour des âmes.

  4. proc dit :

    Pour répondre à gwydyon : oui, effectivement, le paganisme, ainsi que toutes les autres prétendues « religions » d’ailleurs, sont plus « sympa ». Est-ce un critère de valeur ? Nous et le monde tout autour ne sont donc là que pour être et incarner le « sympa » ? C’est une conception un peu infantile et limitée, non ? Et pour citer un autre auteur que Nietzsche, Céline en l’occurence : « Le christianisme, on peut lui reprocher ce qu’on veut, mais on peut pas dire qu’il dorait la pilule !… ». Mais il est vrai qu’à l’époque de la péridurale, où les femmes n’enfantent plus dans la douleur, tout cela n’a plus beaucoup de sens, puisque même un accouchement devient « sympa »… Souhaitons seulement que ça dure, et que nous et notre entourage ne soyons pas trop la cible de malheurs (accidents, maladies, …) pour garder jusqu’au bout une impression de « sympa » de notre passage sur cette terre !

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(Allocution de Léon XIII aux pèlerins français, 13 avril 1888 et citation repris par Saint Pie X dans son encyclique "Vehementer Nos" le 11 février de l'année 1906)

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