Pie XII réfuté par Pie XII

Voici une autre hérésie du Pape Pie XII sur la laïcité de l’État.

« Il y en a qui s’agitent parce qu’ils craignent que le christianisme prenne à César ce qui est à César. Comme si donner à César ce qui lui appartient n’était pas un commandement de Jésus ; comme si la légitime et saine laïcité de l’Etat n’était pas un des principes de la doctrine catholique ; comme si ce n’était pas la tradition de l’Église de faire un effort continuel pour maintenir les deux pouvoirs distincts et toutefois unis, selon les vrais principes ; comme si, par contre, le mélange du sacré et du profane ne s’était pas le plus fortement vérifié dans l’histoire, quand une partie des fidèles s’est détachée de l’Église ». (Pie XII, 23 mars 1958, Allocution à la colonie des Marches.)

Pie XII avait déjà commencé en 1958 à découronner l’autorité du Christ sur l’État .

Je préfère le Pie XII d’avant 1950. On peut voir que le personnage se contredit d’une époque à l’autre.

« Dans le monde présent domine largement le ‘laïcisme’ qui représente l’effort de l’homme pour se passer de Dieu ; tendance vaine et entreprise impie qui revêt selon les temps et les pays, divers aspects et divers noms : indifférence, négligence, mépris, révolte ou haine… En se croyant, pour avoir conquis de plus grands biens ici-bas, moins dans la dépendance immédiate du Créateur et du Souverain Maître, les hommes ingrats oublient que tout est un don de Dieu, même les forces de la nature qu’ils subjuguent, ainsi que les facultés intellectuelles et leurs bras qui sont les armes de leurs succès et de leurs victoires.(Pie XII, Allocution à un groupe de jeunes filles de l’Action Catholique italienne, 6 octobre 1940.)

C’est cela le problème des sédévacantistes, ils refusent de croire que la rupture a commencé sous le pontificat de Pie XII et non celui de Jean XIII dont le pontificat n’est qu’une conséquence de la destitution de Pie XII.

Commentaires: 4 commentaires

4 réactions sur “Pie XII réfuté par Pie XII”

  1. Raffin Marie dit :

    Bonjour,
    Je lisais votre article à propos de Pie XII,et ne comprend pas pourquoi ses propos de Pie XII sont considérés comme contradictoire en effet la laïcité et le laïcisme me semble être deux choses différentes.Pour moi, Pie XII dit dans un premier temps qu’il est honteux en effet, de nier toute reconnaissance à Dieu créateur de toutes choses et condamne donc le laïcisme qui nie toute appartenance à Dieu et souhaite que le religieux ne soit plus désormais relégué qu’à la sphère du privé.
    Dans un second temps, il ne condamne pas la laïcité considérant qu’une juste séparation des pouvoirs est nécessaire et qu’une « saine laïcité » reconnaissant à l’église une place au sein de la société sans qu’elle soit cependant associée à un pouvoir politique est bonne.
    Peut être ai je mal compris, du moins votre point de vue, votre éclairage sur la question m’intéresse car je ne comprend pas en quoi Pie XII se contredit et pourquoi ses propos sont condamnés de la sorte…merci d’avance.

  2. Léon XIV dit :

    Il n’y a pas de différence entre le laïcisme et la laïcité de l’État.
    Vous l’affirmez vous-même en disant que le laïcisme nie toute appartenance à Dieu, ce qui inclut un État laïcisé.

    La laïcité de l’État découle du laïcisme. Rome a fabriqué des distinctions entre ces deux termes afin de justifier leur adhésion à la laïcité de l’État.

    Séparer l’Église de sa politique, c’est empêché l’Église de gouverner son peuple et c’est aussi permettre aux forces non-catholiques de gouverner le peuple de l’Église.
    Rome a découronné le christ et son autorité sur le peuple par la laïcité de l’État.
    Le roi de France détenait son autorité de l’Église par le sacre, sans son allégeance au Pape, il ne pouvait pas devenir Roi.
    C’est pour cette raison qu’on appelait le roi de France, l’évêque du dehors et sachez que son sacre était le même que celui d’un évêque.

  3. Il saute aux yeux que dans ce contexte, la seule chose que Pie XII condamne est le gouvernement clérical ou du moins l’empiétement du spirituel en dehors de son champs de compétence. Cela est pareillement affirmé par ses prédécesseurs condamnant la laïcité. Ici, la notion de « laïcité » est synonyme de « non-clérical » et pas de « non-religieux ». Selon cette définition le pouvoir séculier le plus catholique de tous les temps, le royaume de France sous saint Louis, était laïc. C’est d’ailleurs ce modèle de chrétienté que Pie XII souhaite, comme il le manifeste en disant : « L’historien ne devrait pas oublier que, si l’Eglise et l’Etat connurent des heures et des années de lutte, il y eut, de Constantin le Grand jusqu’à l’époque contemporaine et même récente des périodes tranquilles, souvent prolongées, pendant lesquelles ils collaborèrent dans une pleine compréhension à l’éducation des mêmes personnes. L’Eglise ne dissimule pas qu’elle considère en principe cette collaboration comme normale, et qu’elle regarde comme un idéal l’unité du peuple dans la vraie religion et l’unanimité d’action entre elle et l’Etat. » (Discours au Xe congrès international des sciences historiques, 7 septembre 1955).

  4. Léon XIV dit :

    @Ressources Catholiques, Les champs de compétence du spirituel de l’Église Catholique n’excluent pas le temporel. L’une des trois couronnes de la tiare pontificale représente d’ailleurs le pouvoir temporel. La prise de position de Pie XII sur la laïcité de l’État consiste à céder cette couronne à césar. C’est une abdication de l’institution romaine contre l’autorité temporelle de Jésus sur les sociétés chrétiennes. Pie XII par cette prise de position démontre qu’il a renoncé au titre de successeur de Saint Pierre tel que défini par la doctrine catholique. Ensuite, il est faux de prétendre que le gouvernement du royaume de France sous Saint Louis était laïc, car le sacre des rois de France est un sacerdoce d’évêque, alors que les sacres des autres rois chrétiens d’Europe avaient le titre de catéchumène. C’est un évêque qu’on a guillotiné en la personne de Louis XVI. C’est cela la séparation de l’Église et de l’État que représente la laïcité de l’État que prône Pie XII. Ensuite, le laïc selon la doctrine catholique n’était pas moins religieux, le mot « laïc » était utilisé que pour faire la distinction entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel qui était également apposé à l’âme du roi de France à l’égal de celui d’un évêque. Les rois de France n’étaient pas des laïcs.

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(Allocution de Léon XIII aux pèlerins français, 13 avril 1888 et citation repris par Saint Pie X dans son encyclique "Vehementer Nos" le 11 février de l'année 1906)

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