L’infaillibilité pontificale du Pape Honorius sur l’incarnation.

Le pape Jean IV en parlant du Pape Honorius disait ceci:
« Mon prédécesseur susdit disait donc, dans son enseignement sur le mystère de l’incarnation du Christ, qu’il n’a pas existé en lui, comme en nous pécheurs, deux volontés contraires, de l’esprit et de la chair. Ce que certains ont retourné en leur propre conception, et ils ont pensé qu’il aurait enseigné une seule volonté de sa divinité et de son humanité, ce qui est totalement contraire à la vérité » (Pape Jean IV: lettre Dominus qui dixit à l’empereur Constantin III, printemps 641).

L’ Église enseigne que Jésus-Christ a deux volontés en lui et cette affirmation est vraie, mais d’un point de vue théologique, on peut aussi affirmer qu’il n’a aussi qu’une seule volonté. Les deux affirmations peuvent être vraies, ce qui mélange tous les théologiens sur ce sujet. La première affirmation est vraie uniquement parce que la volonté de la chair existe en Jésus-Christ, mais cette volonté bien qu’elle existe demeure en tout temps inactive. Contrairement à Jésus et à Marie,  les humains en générale ont deux volontés contraires agissantes et c’est ce qui fait de nous des pécheurs car lorsque la volonté de la chair agit au détriment de la volonté de l’esprit nous commettons un péché. Jésus n’étant pas un pécheur possède en lui une volonté humaine inactive constamment soumis à la volonté de son esprit divin. Autrement dit, il agit constamment comme un Dieu et non comme humain.

Ce qui mélange encore plus les théologiens, c’est que la volonté de la chair de Jésus ne s’additionne pas à celle de son esprit pour n’en faire qu’une seule comme l’affirme Jean IV par la conjonction de coordination « et » qui suppose selon le sens du texte une addition des deux volontés comme si deux volontés contraires pouvaient se compléter et n’en faire qu’une seule.

Alors, l’affirmation du Pape Honorius qu’il n’y a qu’une seule volonté en Jésus-Christ est aussi vraie, car la volonté de sa chair ne s’exprime jamais, elle est complètement soumise à Dieu, c’est seulement la volonté de son esprit qui s’exprime. La chair de Jésus n’exprime jamais sa volonté, c’est pour cela qu’on peut aussi dire que Jésus n’a qu’une seule volonté qui s’exprime ou sinon Jésus n’aurait pas fait la volonté de Dieu en tout temps. Et sur chaque geste que l’on doit faire, il n’y a qu’une seule volonté de Dieu et non deux.

Donc, il y a deux volontés existantes en Jésus et une seule volonté agissante.

Relisez cette lettre de l’abbé Jean Sympon, lequel, trois ans seulement après la mort d’Honorius, écrivait à l’empereur Constantin, fils d’Héraclius:

« Quand nous parlâmes d’une seule volonté dans le seigneur, nous n’avions point en vue sa double nature, mais son humanité seule. Sergius, en effet, ayant soutenu qu’il y avait en Jésus-Christ deux volontés contraires, nous dîmes qu’on ne pouvait reconnaître en lui ces deux volontés, savoir celle de la chair et celle de l’esprit, comme nous les avons nous-mêmes depuis le péché. » (Car. Sardagna Théolog. dogm. polem, in-8, 1810. Tome 1, Controv. IX, in append. de Honorio, n 305, p.293)

Après lecture de ceci nous sommes en droit de croire que Sergius sans être infaillible sur tout ce qu’il a dit détenait quand même une vérité, C’est à dire que la volonté de la chair ne s’exprime jamais puisque le péché ne peut pas s’exprimer en Jésus-Christ. Alors ayant le droit comme je l’ai expliqué plus haut de dire que Jésus-Christ en tant que Dieu, n’avait qu’une seule volonté agissante, soit celle de son esprit.

Alors si nous reprenons les mots d’Honorius cités par Saint Maxime:

« Il n’y a qu’une seule volonté en Jésus-Christ, puisque sans doute la Divinité s’était revêtue de notre nature, mais non de notre péché, et qu’ainsi toutes les pensées charnelles lui étaient demeurées étrangères. » (ad marinum presbyterum. Voy. Jac. Syrmondi, Soc. Jesu presb. opera varia, in-fol, ex typog. regid. tome III, Paris, 1696, page 481)

Nous sommes donc en droit d’admettre que Honorius avait le droit d’approuvé le sentiment de Sergius sur une volonté unique agissante, soit celle de l’esprit, sans qu’il est pour autant appuyé tout ce que Sergius a pu dire, mais seulement cette partie véridique du dogme de l’incarnation.

Cependant, Sergius utilisa cette partie véridique du dogme, appuyé par une lettre d’Honorius, afin de faire croire à tous que le vicaire appuyait toutes ses erreurs. Alors, Sergius a réussi à faire croire au théologien qui était dans la confusion sur cette partie du dogme qu’Honorius appuyait toutes ses hérésies sans faire de distinction entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Cet événement a eu pour effet d’associé Honorius avec les hérétiques, alors qu’il ne l’était pas. Et je crois que le VI concile a effectivement accusé Honorius d’être hérétique au même titre que Sergius, mais sans pour autant le condamner comme tel. Et je crois que les Grecs ont utilisé cette brèche pour falsifié les documents en ajoutant à la simple accusation, un décret qui condamne Honorius comme étant hérétique.

Les Grecs étaient souvent perçus négativement à cause de leurs fraudes multiples, même plusieurs vicaires de Jésus-Christ s’en plaignaient assez souvent. Le pape St. Nicolas 1er, dans sa lettre à l’empereur Michel, donna une autorisation basée sur un document qu’il avait reçu de Grèce, mais en précisant:

« pourvu que ce document ne soit pas falsifié selon la coutume des Grecs (non falsata more Grae­corom) »

Le pape Saint Léon 1er le Grand dans sa Lettre « Puritatem fidei » du 10 mars 454 affirma que certains avaient falsifié sa lettre à Flavien. Les faussaires en falsifiant le texte soutenaient que le pape Saint Léon le Grand serait tombé dans l’hérésie de Nestorius.

Saint Léon le Grand (docteur de l’incarnation) déclara aussi infailliblement que « Les manuscrits faits à Rome sont bien plus véridiques que ceux fabriqués par les Grecs, parce que chez nous, on ne pratique ni les artifices ni les impostures » (Lettre 6 à Narsem.)

Alors, il y a bien deux volontés existantes en Jésus dont une seule volonté est agissante.

Le pape Honorius avait raison contrairement à ceux qui veulent croire qu’il était dans l’erreur uniquement pour avoir un prétexte afin de pouvoir rejeter le dogme sur l’infaillibilité pontificale d’une manière absolue.

Description de la validité d’une messe

Lorsqu’on parle de messe, il faut faire la distinction entre la légalité d’une messe et sa légitimité. Pour qu’une messe soit considérée légale, elle doit être faite en communion avec la véritable Église Catholique et cette Église Catholique est là où se trouve le véritable successeur de Pierre. Autrement dit, un prêtre ne peut pas exercer son ministère s’il est pleinement conscient qu’il est en dehors de la véritable Église, car l’exercice de son ministère doit se faire en obéissance à l’Église et à l’autorité compétente de cette même Église. Autrement dit, si la messe est dite en désobéissance à l’Église, elle devient invalide et illégale.

Mais s’il arrive que le prêtre n’est pas conscient qu’il exerce son ministère en dehors de la véritable Église et qu’il exerce son ministère en toute sincérité et de bonne volonté, alors sa messe devient légitime, sans pour autant être légale. Sa sincérité et sa bonne volonté légitimise sa messe et la rend valide. Ainsi, Jésus va descendre dans l’eucharistie lors d’une messe légale ou légitime. Mais, sachez à l’avance qu’une messe légale est toujours légitime, même si le prêtre est mauvais. Autrement dit, une messe légitime n’est pas nécessairement légale.

C’est la même chose pour celui qui reçoit la communion. C’est-à-dire que si le communiant croit en toute sincérité que la messe est valide, Jésus descendra dans sa communion, même si la messe est dite illégalement ou illégitimement par le prêtre. C’est le sacerdoce du laïc qui remplace celui du prêtre, lorsque celui-ci est sincère et que la messe est invalide pour le prêtre. Mesure extrême pour une situation extrême. Mais si le communiant est pleinement conscient que la messe est illégale, Jésus ne descendra pas dans son eucharistie, même si cette messe est légitime pour le prêtre et pour les autres communiants qui seraient sincères. Ensuite, une messe légitime qui n’est pas légale, qui a été dite incorrectement, est quand même valide, même si cette messe n’est pas dite d’une manière traditionnelle (par exemple la messe de St-Pie V)

Cependant, même si la messe est valide et que Jésus est présent celui-ci descendra dans le coeur du communiant, selon les prédispositions du coeur de celui-ci. S’il reçoit par exemple la communion de façon distraite et sans profonde humilité, Jésus descendra moins profondément dans le coeur de celui-ci. La règle d’une bonne prédisposition du coeur demeure.

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Clarification dogmatique de l’infaillibilité pontificale « Pastor aeternus »

Constitution dogmatique « Pastor aeternus » — 1er concile du Vatican — 18 juillet 1870 

« C’est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l’origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l’exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l’approbation du saint Concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu: le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les mœurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église. Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème. « 

Si nous relisons attentivement cette définition du concile de Trente, nous pouvons remarquer après la séquence de mot « l’orsqu’il parle ex cathedra » l’expression connue « c’est-à-dire » une expression connue qu’on oublie souvent la définition. Voici l’utilisation qu’on fait de l’expression « c’est-à-dire » selon le dictionnaire: « Placée en construction d’apposition ou d’incise dans un énoncé, après un mot ou une séquence de mots sur le sens desquels elle introduit une information complémentaire ou rectificative (restrictive). » Le mot « rectificative  » signifie « Qui sert à rectifier », soit à « corriger ce qui est inexact ou imparfait. » Donc, l’expression « c’est-à-dire  » vient corriger ce qui est inexact ou imparfait dans la séquence de mot qui précède, soit « lorsqu’il parle ex cathedra ».

Ce qui signifie qu’on peut tout simplement remplacer la séquence de mot « lorsqu’il parle ex cathedra » par ce qui suit l’expression « c’est-à-dire ».

Alors, nous nous retrouvons avec une tout autre interprétation de ce dogme.

Nous pouvons aussi arriver à la même conclusion avec la version latine du dogme avec l’expression « id est ».

Ensuite, le mot « idem » en latin a plusieurs significations qui n’a pas toujours la signification qu’on utilise dans la langue française.

1 – le même, la même…
2 – de nouveau, encore, une seconde fois.
3 – et en même temps, aussi, à la fois, également.
4 – néanmoins, pourtant, mais en revanche, par contre.

Voici la définition du dogme dans le catéchisme de Saint Pie X :

Quand est-ce que le Pape est infaillible ? Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit, pour être tenue par toute l’Eglise, une doctrine concernant la foi et les mœurs.

Saint Pie X ne mentionne pas qu’il est infaillible lorsqu’il parle seulement en ex cathedra. L’expression « ex cathedra » est absente de cette définition. Ce qui retire l’idée d’une infaillibilité limitée à une proclamation en ex cathedra, car un vrai vicaire de Jésus-christ est toujours placé en qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, il s’exprime toujours en vertu de sa suprême autorité apostolique. Il définit toujours infailliblement une doctrine concernant la foi et les mœurs qui doivent être tenues par toute l’Église.

Ensuite, nous devons aussi tenir compte du contexte social de l’époque lorsque le dogme fut proclamé, il y avait une très grande résistance vis-à-vis ce dogme. La proclamation du dogme a même provoqué un schisme dans l’Église, on a qu’à penser à l’Église vieille-Catholique qui rejette encore aujourd’hui ce dogme. C’est pour cette raison que le dogme ne fut pas proclamé de façon large avec précision, mais tout en laissant subtilement la porte ouverte à une définition plus large que Saint Pie X a clarifié, sans le dire clairement. De plus, il ne faut pas oublier cette partie de la définition du concile de trente: « par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre » qui fait référence à ce passage de l’évangile.

« Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le froment. Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères.  » Luc 22,31-32

Voici une liste de citations de Saint qui confirme bien que le vicaire de Jésus-christ est infaillible dans tous ses enseignements qui concernent la foi et les moeurs.
« L’Église a toujours besoin d’un confirmateur infaillible auquel on puisse s’adresser, d’un fondement que les portes de l’enfer, et principalement l’erreur, ne puissent renverser, et que son pasteur ne puisse conduire à l’erreur ses enfants: les successeurs de saint Pierre ont donc tous ces mêmes privilèges, qui ne suivent pas la personne, mais la dignité et la charge publique » Saint François de sale.

St. Cyprien(v. 200 – 258) affirme: « La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès » (Lettre 40 et 55).
St Épiphane affirme: « À Pierre, le Père manifeste son propre Fils, et c’est pour cela qu’il est appelé bienheureux. Pierre à son tour manifeste le Saint-Esprit [dans son discours aux juifs, le jour de la Pentecôte], ainsi qu’il convenait à celui qui était le premier entre les apôtres, à celui qui était la pierre inébranlable sur laquelle l’Église de Dieu est fondée, et contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas. Par ces portes de l’enfer il faut entendre les hérésies et les auteurs, des hérésies. En toutes manières, la foi est fondée solidement en lui: il a reçu les clefs du ciel, il délie et lie sur la terre et au ciel. en lui se résolvent les questions de la foi les ardues » (Anchoratus. Ch. 9)
St Jérome dit que: « La sainte Église romaine, qui est toujours demeurée sans tache, demeurera encore dans tous les temps à venir ferme et immuable au milieu des attaques des hérétiques, et cela par une protection providentielle du Seigneur et par l’assistance du bienheureux Pierre (in: Mgr de Ségur: Le Souverain Pontife, in Œuvres complètes Paris 1874, t. III, p. 80).
« D’après cette promesse (Tu es Pierre … ), l’Église apostolique de Pierre ne contracte aucune souillure de toutes les séductions de l’hérésie (St. Cyrille, in: St. Thomas d’Aquin: Chaîne d’or sur Matthieu XVI, 18 )
St Bernard: « Les atteintes qui sont portées à la foi doivent être réparées précisément par celui dont la foi ne peut être en défaut. C’est là la prérogative de ce Siège » (De error Abaelardi, préface).
« L’Église apostolique [de Pierre], placée au-dessus de tous les évêques, de tous les pasteurs, de tous les chefs des Églises et des fidèles, demeure pure de toutes les séductions et de tous les artifices des Hérétiques dans ses pontifes, dans sa foi toujours entière et dans l’autorité de Pierre. Tandis que les autres églises sont déshonorées par les erreurs de certains hérétiques, seule elle règne, appuyée sur des fondements inébranlables, imposant silence et fermant la bouche à tous les hérétiques; et nous [… ], nous confessons et nous prêchons en union avec elle la règle de la vérité et de la sainte tradition apostoliques » (citation de St. Cyrille d’Alexandrie reprise par St. Thomas dans sa Chaîne d’or, à l’endroit où il commente Matthieu XVI, 18 )

Le DON de DIEU qu’est la Foi.

Il n’y a aucune doctrine et aucun livre qui peut transmettre la Foi, ni même la bible. C’est Dieu par sa grâce qui donne la Foi, le livre n’est que l’instrument. Plusieurs n’ont pas compris cela, c’est pour cette raison qu’il y a plusieurs sortes d’interprétations contradictoires de la bible et de la doctrine catholique, car Dieu ne s’est pas encore manifesté à eux. Sans ce don de Dieu qu’est la Foi, toutes nos interprétations de la bible et de la doctrine catholique seront élaborées en fonction de nos raisonnements plutôt qu’en fonction de notre Foi. Sans la Foi, notre interprétation de la bible ne sera qu’un mélange de vrai et de faux. La Foi est notre instrument de lecture pour lire la bible, pour comprendre l’histoire, la doctrine catholique et même la science.
La foi est une lumière, elle nous éclaire ou elle ne le fait pas. Cette lumière, on ne peut pas la saisir. La Foi c’est croire sans comprendre afin de comprendre. Mais pour croire, il faut que cette lumière nous éclaire avant. Saint Paul n’a pas saisi la lumière sur le chemin de Damas, elle est tout simplement descendue sur lui. La foi est un Don de Dieu. C’est comme la descente du Saint-Esprit au cénacle sous forme de langue de feu. Les apôtres n’ont pas saisi ces langues de feu, elles sont tout simplement descendues sur eux.
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom. » (Jean 15,16 )
On ne choisit pas de croire en Dieu, c’est lui qui nous choisit pour croire en lui. Lorsqu’on parle d’élu dans le ciel, on parle d’élection. C’est Dieu qui choisit ses serviteurs, on ne peut pas se choisir pour Dieu à sa place. La plupart n’ont pas reçu la lumière divine et il cherche à comprendre la bible et la doctrine catholique selon leur lumière personnelle, selon leur propre expérience. Un apôtre de Dieu est avant tout, un témoin et un témoin témoigne de ce que Dieu lui a révélé. La FOI est une révélation, c’est une grâce divine.
« Car c’est une grâce qu’il vous a faite, à vous, à l’égard du Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, » Philippiens 1, 29
St Augustin affirme: « La compréhension est la récompense de la foi. Ne cherche donc pas à comprendre pour croire, mais crois afin de comprendre, parce que si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas. » (Homélies sur l’Évangile de Jean, Tract. XXIX, 6, p. 707)
« Mais le Consolateur, l’Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Jean 14,26
« Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement. » Jean 15,26
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu; » (Éphésiens 2,8 )
On n’est pas l’esprit de vérité, nous pouvons raisonner autant que nous voulons ce n’est pas cela qui va faire descendre l’Esprit Saint sur nous. C’est la prière. La prière est le point de départ dans la vie spirituelle, c’est par la prière qu’on reçoit tous les dons. Vous ne pouvez rien comprendre sans l’esprit de Dieu, votre compréhension personnelle sera toujours un mélange de vrai et de faux. Lorsque Dieu nous fait le don de la Foi, cette Foi nous enseigne toute chose, c’est un instrument de lecture, c’est une lumière en nous qui dissipe l’erreur et qui éclaire la vérité dans la bible et dans la doctrine catholique.
« Alors, Il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Écritures. » (Luc 24,45 )
Et lorsqu’on est en possession de cette lumière, on peut témoigner de ce que Dieu nous a révélé, pas avant. Moi, ce n’est pas vous que je veux entendre, mais Dieu en vous.
La raison vient après la Foi, mais aujourd’hui on fait l’inverse on cherche à comprendre avant d’avoir la Foi. La Foi est un don de Dieu. La Foi n’est pas le fruit de nos réflexions, c’est plutôt une révélation divine, c’est un don de Dieu et non un don de nous-mêmes.
Et ce Don de Dieu qu’est la Foi s’attire par la prière. Et beaucoup de prières et encore et encore plus de prières.
C’est pour cette raison que la Sainte Vierge nous répète toujours la même chose dans chacune de ses apparitions. Prière et pénitence.
Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière Prière…

La chair ne sert de rien

Il est vrai que sur la terre, la chair influence l’esprit car l’âme sans Dieu est porté à se définir en fonction des caractéristiques physiques du corps humain. L’âme sans l’esprit surnaturel est tournée vers la chair, alors que Dieu nous demande d’être détachés de toutes ces considérations charnelles qui nous détournent de Lui.

Alors, notre union à Dieu consiste à nous détacher de ce qui n’appartient pas à Dieu ce qui inclut le corps humain que Jésus lui-même a laissé mourir sur la croix.

Dans ce processus de détachement universel, il faut se détacher en esprit de notre corps physique qui n’est qu’une apparence passagère. Saint Paul lui-même aspirait à être délivré de son corps de mort qui le détourne de Dieu et cela bien malgré lui.

« Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais; mais c’est le péché qui habite en moi. Lorsque je veux faire le bien, je trouve donc cette loi: le mal réside en moi. Car je me complais dans la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon esprit, et qui me rend captif sous la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis! qui me délivrera de ce corps de mort? »   Épitre aux Romains 4, 20-24

Car oui, nous avons tous un corps de mort et contrairement à l’esprit, la chair ne vivifie pas.  Alors, il ne faut plus voir son prochain ainsi que soi-même, comme un homme ou une femme, un noir ou un blanc. Autrement dit, il ne faut plus être en mesure de faire la distinction entre une femme et un homme ainsi qu’entre un blanc et un noir, car Dieu ne le fait pas. Dans l’unicité de Dieu, tous se confondent en esprit, car au paradis la vertu parfaite est commune à tous.

Ce qui différencie l’homme et la femme ainsi que le blanc et le noir en esprit, ce ne sont pas leurs qualités, mais plutôt leurs défauts, car nous sommes tous appelés à pratiquer les mêmes vertus avec perfection et la vertu n’est pas le propre d’un sexe ou d’une couleur de peau, mais de Dieu et Dieu n’est ni une femme, ni un homme, ni un blanc, ni un noir. Dieu n’est pas un humain tout simplement, la nature humaine lui est étrangère, il n’y a que l’âme que nous avons qui a été créée à l’image de Dieu et non notre corps car Dieu n’a pas de corps charnel.

« Vous tous, en effet, qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec; il n’y a plus ni esclave ni homme libre; il n’y a plus ni homme ni femme : car vous n’êtes tous qu’une personne dans le Christ Jésus. » Galates 3, 27-28

Autrement dit, ce n’est plus la femme, l’homme, le noir ou le blanc qui doit vivre en nous, mais le christ et Jésus-Christ après sa résurrection, contrairement à ce qu’affirme Rome n’a plus de nature humaine, mais qu’une seule nature glorieuse et divine. La résurrection du corps est avant tout une transformation, une métamorphose comme une chenille qui devient un papillon et la métamorphose est tellement grande qu’il n’y a plus de ressemblance possible entre le corps que nous avons présentement et le corps ressuscité que nous aurons un jour par la grâce de Dieu.

« Toute chair n’est pas la même chair; autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons. Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres; mais l’éclat des corps célestes est d’une autre nature que celui des corps terrestres. Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, autre l’éclat des étoiles; car une étoile diffère en éclat d’une autre étoile. Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé dans la corruption, il ressuscitera dans l’incorruptibilité » 1Corinthiens 15, 39 -42

Toutes les nécessités du corps humain sont absentes au paradis comme le papillon qui n’a plus besoin de ramper sur le sol lorsqu’elle était une chenille. Le corps glorieux que nous aurons après notre résurrection n’a pas besoin de suer, de vessie, d’organes digestif ou sexuels, ni même de jambe pour se déplacer ou d’une bouche pour entrer en communication. Il faut alors comprendre que la nature humaine n’est que chair et notre vie sur la terre consiste à se détacher de cette nature humaine avant de mourir comme Jésus sur la croix. Si ce corps humain ne meurt pas dans votre esprit, il ne ressuscitera pas.

« En effet, la loi de l’Esprit de la vie m’a affranchi en Jésus-Christ de la loi du péché et de la mort. Car, ce qui était impossible à la Loi parce qu’elle était sans force à cause de la chair, Dieu l’a fait : en envoyant, pour le péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et il a condamné le péché dans la chair, afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit. » Épitre au Romains 8, 2-4

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Blog Catholique NON-ROMAIN

« Une France pour tous »

Aimez-vous la France? Voilà une question intéressante, car la bouche parle de l'abondance du cœur. Ce que nous aimons est à l'intérieur de nous et se manifeste au-dehors par nos paroles et nos actions. Le royaume de Dieu est effectivement en nous et cette France que nous aimons s'exprime au-dehors. Lorsque nous aimerons tous sans partage le même royaume de France, alors il n'y aura qu'un seul royaume sur la terre ainsi qu'une seule nation, car c'est l'amour sans partage d'une même chose qui nous unit.

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L’Église et la France ne font qu’un

« La France ne saurait oublier que sa providentielle destinée l'a unie au Saint-Siège par des liens trop étroits et trop anciens pour qu'elle veuille jamais les briser. De cette union, en effet, sont sorties ses vraies grandeurs et sa gloire la plus pure. Troubler cette union traditionnelle, serait enlever à la nation elle-même une partie de sa force morale et de sa haute influence dans le monde ". Léon XIII

(Allocution de Léon XIII aux pèlerins français, 13 avril 1888 et citation repris par Saint Pie X dans son encyclique "Vehementer Nos" le 11 février de l'année 1906)

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