L’hérésie sédévacantiste

 
Citation:
« Si la vacance du Siège apostolique était contraire à la visibilité de l’Église, l’Église aurait disparu et ressuscité plus de 250 fois depuis sa fondation! Qui voudrait soutenir pareille absurdité? »
 
  Je crois tout d’abord que cette affirmation est fausse, car il faut faire la différence entre l’élection divine d’un nouveau vicaire et l’élection d’un nouveau vicaire par le conclave.

C’est-à-dire que l’élection divine, soit le choix de Dieu s’exprime bien avant la mort d’un vicaire, son choix d’un successeur est fait depuis toute l’éternité. L’élection du conclave n’est que l’expression de ce choix divin, car c’est Dieu qui choisit et non les hommes. Ou sinon, nous serions en train de dire que Dieu n’a pas choisi aucun vicaire, mais qu’il n’a fait qu’entériner le choix des hommes. Donc, le conclave ne fait que reconnaître ce choix divin et cette reconnaissance du choix de Dieu peut se faire après un certain laps de temps, soit des mois ou des années.

De plus, qui a choisi St-Pierre sinon Jésus lui-même?
Jésus lui-même affirme:

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et que vous portiez du fruit, que votre fruit demeure, et que le Père vous accorde ce que vous lui demanderez en mon nom. » Jean 15,16

Et nous savons très bien que l’Église enseigne depuis toujours que ce verset s’applique à tout ses prêtres, évêques et ses vicaires. C’est lui qui choisit ses serviteurs et non les hommes. Cependant, il est vrai que la chaire de St-pierre n’a pas toujours été à Rome, comme à l’époque des papes d’Avignon. Mais, il est clair selon la doctrine catholique que l’Église ne peut pas reposer sur l’absence de pierre, croire le contraire est une hérésie.

Donc, s’il advient que le vicaire en place n’est pas le choix de Dieu tel que Jean XXIII, c’est que le conclave n’a tout simplement pas reconnu le choix de Dieu. C’est que l’élection du conclave n’est pas l’expression de la volonté de Dieu. Cela veut dire que Dieu aurait choisi quelqu’un d’autre et que le conclave n’avait tout simplement pas reconnu ce choix divin. Alors, lorsqu’on affirme qu’il n’y a pas de vicaire sur la chaire de St-pierre depuis l’élection de Jean XXIII, comme l’affirment les sédévacantistes, on affirme alors que Dieu n’a pas encore choisi de Vicaire pour son Église, ce qui est impossible.

Alors, si le conclave est réellement valide aux yeux de Dieu, Dieu n’aurait jamais permis que le conclave choisisse un hérétique ou un faux vicaire. Dieu serait intervenu d’une manière ou d’une autre comme dans l’élection de Saint Pie X avec l’affaire Rampolla. Le conclave lorsqu’il est légitime ne peut pas faire d’erreur, c’est impossible. C’est comme si un Évêque légitime pouvait se tromper de personne lorsqu’il ordonne un prêtre. Une fois le prêtre ordonné c’est la volonté de Dieu et il n’y a plus de discussion. C’est la même chose qui se produit avec un conclave légitime lorsqu’il y a l’élection d’un nouveau vicaire, il n’y a pas de discussion, c’est la volonté de Dieu. Mais lorsque le conclave n’est pas légal aux yeux de Dieu, l’erreur devient humaine, car Dieu ne peut pas faire d’erreur.

Voici une partie de ma source d’inspiration:

Dans le concile de trente lorsqu’on traite de l’unité de l’Église, on affirme ceci : « Tous les Pères sont unanimes sur ce point que ce Chef (cette tête) visible de l’Église était nécessaire pour établir et conserver son unité… Le Seigneur dit à Pierre: « Moi, je dis à toi que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église. » — ainsi, Il bâtit son Église sur un seul.»

Léon XIII sur la constitution de l’Église affirme : « Si quelqu’un dit que l’unique chef et l’unique pasteur est Jésus-Christ, qui est l’unique époux de l’Église unique, cette réponse n’est pas suffisante.» et plus loin, il reprend une citation qui affirme ceci: « Il n’est douteux pour personne, et c’est une chose connue de tous les temps, que le saint et bienheureux Pierre, prince et chef des Apôtres, colonne de la foi et fondement de l’Église catholique, a reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur du genre humain, les clés du royaume, et que le pouvoir de lier et de délier les péchés a été donné à ce même Apôtre, qui, jusqu’au moment présent et toujours, vit dans ses successeurs et exerce en eux son autorité ».

« Celui qui ne garde pas l’unité de l’Église, croit-il qu’il garde la foi? Celui qui s’oppose à l’Église, qui abandonne la chaire de Pierre sur laquelle est fondée l’Église, peut-il se flatter d’être encore dans l’Église ? » (De unitate Ecclesiae, ch. 4), St-Cyprien.

Saint Jean Chrysostome suggéra la solidité admirable de la foi de Pierre par une image: « Il y a beaucoup de flots impétueux et de cruelles tempêtes, mais je ne crains pas d’être submergé, parce que je me tiens sur la pierre. Que la mer s’agite furieuse, peu m’importe: elle ne peut renverser cette pierre inébranlable » (Lettre 9 à Cyriaque).

« Là où est Pierre, là est l’Église. Là où est l’Église n’est pas la mort, mais la vie éternelle » Ennarratio in Psalmum XL, ch. 19,Saint Ambroise.

C’est TOUTE l’Église de Jésus-Christ qui a été bâtit sur cette pierre, pas seulement la partie visible. L’Église visible peut changer de lieu, mais elle ne peut pas mourir. Chaque troupeau a son berger. Chaque maison a une fondation.

Le mépris du monde

Voici un verset que plusieurs citent hors contexte.   

« En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle.  » Jean 3,16    

Lorsque nous lisons ce premier verset sans lire la suite, nous sommes portés à croire que Dieu aime encore le monde, mais ce n’est plus le cas, car    

« N’aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. » 1jean 2,15    

Dieu n’aime plus le monde   

« Car Dieu n’a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Or, voici quel est le jugement: c’est que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. « Jean 3,17-19    

Lorsque nous lisons la suite du verset, nous constatons que le monde est déjà jugé et condamné, car l’humanité qui est le monde a mieux aimé les ténèbres que la lumière parce que les oeuvres du monde sont mauvaises. L’humanité est le monde que tous les saints ont méprisé. Aimer l’humanité, c’est aimer le monde et les Saints ont toujours enseigné le mépris du monde, soit de l’humanité. Lorsqu’on reçoit le baptême, on se donne en adoption à Dieu et on rejette le monde, soit l’humanité. L’humanité est étrangère à Dieu. L’humanité est, par nature, le monde du démon, car l’humanité entière est plongée dans le mal.

« Nous savons que nous sommes de Dieu et que le monde entier est plongé dans le mal. » 1 Jean 5,19   « Je leur ai donné votre parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Je ne vous demande pas de les ôter du monde, mais de les garder du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. Sanctifiez-les dans la vérité. Comme vous m’avez envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.  » Jean 17,14-18   

Ceux que Dieu a choisis ne sont pas du monde et c’est pour cette raison que jésus affirme que son royaume n’est pas de ce monde. Les royaumes de la terre ont été donnés en héritage à Satan, c’est lui qui gouverne ce monde qu’il ne faut pas aimer. « Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » Les élus sont les enfants du royaume de Dieu qui ont été séparé du monde, mais un certain nombre d’entre eux vivent encore au milieu du monde sans en faire partie. C’est cela la véritable Église, c’est le petit nombre de ceux qui servent Dieu. Les véritables enfants de Dieu, ne vivent que pour la prière et la pénitence. Ils sont dans la marge, bien souvent méprisé par le monde. 

« Mais ce que le monde tient pour insensé, c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les sages; et ce que le monde tient pour rien, c’est ce que Dieu a choisi pour confondre les forts; et Dieu a choisi ce qui dans le monde est sans considération et sans puissance, ce qui n’est rien, pour réduire au néant ce qui est, » 1 Corinthiens 1,27-28  « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï le premier. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait en propre. Mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela, le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite; Le serviteur n’est pas plus grand que le maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront, vous aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.  » Jean 15, 18-20  

Alors sur la terre, il y a deux peuples celui de Satan et celui de Dieu. Le problème actuel c’est que le petit troupeau de Dieu est dispersé au milieu du monde et le but de cette oeuvre ici est de les rassembler sous un seul pasteur, soit le vicaire de Jésus-Christ. 

« C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés; parce qu’ils sont à vous. » Jean 17,9  

Alors, aimez-vous le monde de Satan? Cependant, bien que le monde soit mauvais par nature, notre charité doit être universelle, car nous ne savons pas distinguer les méchants des bons sur la terre. Notre amour est universel, car on présume que tous ceux qui sont au milieu du monde ont reçu le baptême de désir et qu’ils sont tous des enfants de Dieu, prétendre qu’une personne en particulier n’a pas reçu de baptême de désir sous prétexte qu’elle n’a pas reçu de baptême d’eau à l’Église serait de porter un jugement envers elle et Dieu nous interdit de porter un jugement sur une personne en particulier, car nous risquerions de manquer de charité envers un de ses enfants. Nous pouvons juger le monde, car il est déjà jugé et condamné par Dieu dans la bible comme étant mauvais, mais nous ne pouvons pas juger une personne en particulier, car nous savons pas si cette personne fait partie du monde ou du royaume qui est l’Église et bien souvent à son insu.

Mais lorsqu’on aime le monde ou l’humanité, on se retrouve à aimer que les serviteurs de Satan, car les enfants du royaume n’en font pas parti. On ne fait pas la charité au monde, mais à des individus. On ne peut pas faire la charité au démon et à ceux qui le servent, mais encore une fois où sont les serviteurs du diable, on n’a jamais l’assurance de le savoir avec certitude, alors on présume qu’ils sont tous bons. Seul Dieu peut le savoir, c’est lui seul qui juge avec justice l’état d’une âme.

Cependant, je peux vous dire qu’il y a des personnes sur la terre qui ont déjà fait leur choix entre le bien et le mal. Ces personnes qui ont fait le choix du mal bien que vivant sur la terre sont déjà damnées, leur place est déjà prête en enfer et c’est que par pure miséricorde qu’ils sont encore en vie et qu’ils peuvent jouir de la terre, car Dieu les utilise à leur insu pour parfaire ses enfants.

« Le père dont vous êtes issus, c’est le diable, et vous voulez accomplir les desseins de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n’est point demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a point de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et père du mensonge. » Jean 8,44

Ce n’est que lors du jugement dernier qu’il n’y aura plus de méchants sur la terre. Pour conclure, méfiez-vous de ceux qui prêchent l’amour du monde et de l’humanité. L’humanisme n’a pas sa place dans le royaume de Dieu. Méfiez-vous de ceux qui disent que Dieu aime le monde et l’humanité, alors que la bible l’interdit. L’humanité est étrangère à Dieu, le verbe a pris chair comme un emprunt afin de rentrer en communication avec nous. Cette même chair, cette même nature humaine qu’il a prise a été crucifiée. Elle est morte sur la croix et nous devons faire la même chose, la tuée pour toujours, je ne parle pas de suicide, mais de mortification. La nature humaine appartient à Satan, c’est notre prison, notre corps de mort comme disait Saint-Paul. Jésus était un innocent qui est allé nous rendre visite en prison, mais pour cela, il a pris l’habit du prisonnier qui est notre humanité.

Alors, lorsque Rome revendique la liberté religieuse sans discerner le vrai du faux et que plusieurs revendiquent la liberté de choisir entre le vrai ou le faux. Entre le bien ou le mal. Entre l’humanité ou Dieu. Entre la chair ou l’esprit. Entre le monde de Satan et le royaume de Dieu. C’est qu’ils sont tièdes devant Dieu et Dieu vomit les tièdes. Ce n’est pas la liberté qu’il faut revendiquer, mais l’obéissance à Dieu. La liberté ne réside que dans le choix entre le bien et le mal, la seule liberté qu’on peut revendiquer c’est la liberté de faire le bien et non celle de faire le mal.

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’effraye point. » Jean 14,27 « Je ne m’entretiendrai plus guère avec vous, car le Prince de ce monde vient et il n’a rien en moi  . » Jean 14,30

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Le mariage des prêtres ?

La doctrine catholique est clair sur ce point. Un prêtre ne peut pas se marier. Il faut relire Saint Paul pour comprendre:

« Es-tu lié à une femme? ne cherche pas à te délier. N’es-tu point lié à une femme? ne cherche pas de femme. Si pourtant tu prends une femme, tu ne pèches pas. Mais ces personnes éprouveront les tribulations de la chair; et je voudrais vous les épargner. Voici donc, frères, ce que je dis: Le temps est court; ce qui reste à faire, c’est que ceux qui ont des femmes soient comme ne possédant pas; » (1cor 7,27-29 )

« Mais celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme; et il se trouve partagé. De même, la femme qui n’est pas mariée et la vierge pensent aux choses du Seigneur, afin d’être saintes de corps et d’esprit; mais celle qui est mariée pense aux choses du monde, aux moyens de plaire à son mari. » (I Cor 7,33-34)

« Ainsi celui qui marie sa fille fait bien; et celui qui ne la marie pas fait mieux. » 1 Cor 7,38

Le prêtre qui se marie ne pense plus aux choses du Seigneur, mais aux choses du monde.

« Cette parole est certaine: si quelqu’un désire l’épiscopat, il désire une œuvre excellente. Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, prudent, grave, chaste, hospitalier, capable d’instruire; » Timothée 3,1-2

Lorsqu’on désire l’épiscopat, il doit n’avoir qu’une seule femme. Ce verset que les protestants interprètent mal suppose très bien que l’homme est déjà marié avant d’obtenir l’épiscopat.

À l’époque des premiers chrétiens, les hommes étaient pour la plupart déjà mariés, mais une fois qu’ils devenaient évêques ou prêtres, ils devaient se séparer de leur femme, sans pour autant divorcer. Ils ne vivaient plus ensemble, tout simplement. Ce qui fait référence aux versets que je viens de citer. « ceux qui ont des femmes soient comme ne possédant pas » L’épiscopat nous appelle à une plus grande perfection. C’est pour cela que Saint Paul dit que si vous n’avez pas de femme ne cherchez pas en avoir ou encore celui qui mari sa fille fait bien, mais celui qui ne la marie pas fait mieux. Et l’évangile reprécise en disant:

« Et quiconque aura quitté maisons, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère,ou femme, ou enfants, ou champs, à cause de mon nom, il recevra le centuple et aura la vie éternelle en possession. » (Matthieu 19,29)

Cette parole de l’évangile a été prise au pied de la lettre par Saint Nicolas de Flue, lorsqu’il décida de quitter sa femme et ses enfants, afin de se consacrer totalement à Dieu sans partage. Le prêtre est appelé à une plus grande sainteté, il y a très peu de laïcs qui ont été canonisés. La vie religieuse a toujours été considéré par l’Église comme une vocation supérieure en vertu que le mariage.

Cependant, un prêtre peut adopter un enfant abandonné, mais il est toujours préférable de le confier à une communauté religieuse ou dans un monastère comme autrefois. Il ne faut pas qu’il développe une attache pour l’enfant, il doit pouvoir faire la même volonté de Dieu que Abraham lorsque Dieu lui a demandé de sacrifier son fils sur la montagne.

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La Foi est un Don de Dieu

Quand la violence devient nécessaire

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L’âme est immortel, alors que le corps va mourir inévitablement. Pourquoi tant d’inquiétude pour la chair, alors qu’il n’y a que l’âme qui doit survivre ? Votre corps va mourir c’est inévitable, la manière dont le corps doit mourir n’a aucune importance.

    « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l’âme; mais craignez plutôt celui qui peut perdre et l’âme et le corps dans la géhenne. » Matthieu 10,28
    Il faut se détacher de la terre et de sa nature charnel pour comprendre qu’il n’y a que le salut de l’âme qui est important.
    Il n’y a pas de rémission possible pour le corps.
    La chair est condamné dès sa naissance.
    Évidemment, Jésus est un Dieu de paix qui nous procure la paix de l’âme, mais pas la paix sur terre, mais la division.
    « Pensez-vous que je sois venu donner la paix sur la terre? Non point, vous dis-je, mais bien la division. Car, désormais, cinq dans une maison seront divisés : trois contre deux, et deux contre trois. Ils seront divisés : père contre fils et fils contre père, mère contre fille et fille contre la mère, belle-mère contre sa belle-fille et belle-fille contre la belle-mère.  » Luc 12,51-53
    Alors, parfois lorsque la division s’installe, il est nécessaire d’utiliser la violence pour éviter un plus grand mal. Et Dieu a été très violent envers la ville de Sodome. Il faut regarder la violence comme un moyen pour sauver les âmes. Tout est dans le motif. Ce n’est pas l’action violente en soi qu’il faut regarder, mais le motif derrière l’action. Dieu a pulvérisé des nations entières qui vivaient dans la débauche, mais il a fait cela dans le but de préserver les autres du péché. Est-ce que Dieu était cruel lorsqu’il a envoyé le déluge ou détruit la ville de Sodome? Dieu a été violent par amour pour ceux qui ne l’étaient pas envers eux-mêmes. Il ne faut pas regarder la vie en ce monde comme une fin en soi. Le salut éternel de l’âme est plus important que la survie du corps. Aujourd’hui, notre société semble moins violente envers les corps qu’au moyen âge, mais elle est beaucoup plus violente envers les âmes par la télévision, l’internet,la  publicité et etc comme une sorte de pollution de l’esprit.
    Pour ce qui est de l’inquisition, il faut faire la différence entre l’inquisition religieuse et l’inquisition civile et politique, comme en Espagne par exemple. Pour ce qui est de la chasse aux sorcières c’était souvent la foule en délire qui réclamait la mort de la personne concernée, l’inquisiteur devait très souvent temporisé les ardeurs meurtrières de la foule, sans toujours réussir. Et pourtant, c’est l’inquisiteur qui a reçu tout le blâme de ces erreurs. Lors de l’inquisition, on constate que c’était le peuple qui était le plus barbare et non les religieux. L’inquisition était très souvent sous la défensive vis-à-vis le peuple qui réclamait le sang des innocents. S’il n’y avait pas eu l’inquisition, c’est le peuple qui aurait fait justice par lui-même et avec beaucoup plus de sévérité. Le peuple était plus souvent moins indulgent que les inquisiteurs. D’ailleurs, il y a eu plus d’injustice lorsque l’inquisition était dirigée par les autorités civiles que par les religieux. Nous avons une très mauvaise lecture de l’histoire concernant l’inquisition et les croisades. Il ne faut pas regarder l’acte de violence en-soi, mais l’intention qui motive l’acte. Cain a tué son frère dans un esprit de vengeance et de jalousie et non par amour de son frère. Son intention était mauvaise. Je le répète tout est dans le motif. La bible ne condamne pas la violence, car Dieu commet plein d’actes de violence, mais pour les bonnes raisons, soit le salut des âmes. La guerre devient abominable lorsqu’elle est faite dans la seule intention de faire souffrir, par esprit de vengeance (al-Qaeda) ou de cupidité (pétrole, les terres). La guerre est bonne lorsque le motif concerne le salut des âmes. Il faut s’assurer de purifier nos intentions avant de prendre une telle décision. Mais, la violence doit être le dernier recours pour sauver les âmes et il faut éviter la violence qui serait motivée par de l’impatience.Et lorsqu’on est en position d’autorité et que notre peuple est placé dans une position où il ne peut plus pratiquer sa religion en toute liberté, c’est notre responsabilité en tant que catholique de défendre cette liberté et même s’il faut utilisé la violence, car le salut des âmes est en péril. Lorsqu’on n’a plus la liberté de faire le bien, la violence peut devenir une nécessité afin de préserver cette liberté.
    Les plus faibles ont besoin d’être soutenus et défendus dans leur liberté de faire le bien. On ne peut pas demander à une femme en train de se faire violer de ne pas résister avec violence à son agresseur. La violence en soi n’est pas un péché, il faut regarder les motifs qui nous poussent à commettre cette action.La Foi donne le courage, pour surmonter toute sorte d’épreuves. Lorsque c’est seulement la vie de votre corps qui est concerné, vous tendez la joue gauche et vous endurez le martyre avec patience et amour comme Jésus sur la croix.Mais, ici, je parle de défendre la vertu de ton prochain. Dieu est un roi et lorsque l’ennemi fait la guerre à son royaume et attire les âmes en enfer, il faut se battre avec la grâce de Dieu, sans égard pour sa propre vie. Et là, je ne parle pas de sauver votre propre vie, mais le salut de l’âme de vos enfants et de votre prochain. Si vos enfants se font violer devant vous, vous ne pouvez pas vous contenter de tendre l’autre joue, car la vertu de votre enfant est en péril, soit son âme. On commet un péché par omission en agissant ainsi et c’est vos propres enfants qui vont vous le reprocher, car ils étaient sous votre responsabilité.

     Lorsqu’on s’attaque à votre âme, à votre vertu par exemple ou à l’âme d’un plus faible que vous, ce n’est plus pareil. Vous devez défendre cette vertu. Lorsqu’on vous oblige par la force à faire le mal ou à commettre un péché, là il faut résister et parfois avec violence. Et là je ne parle pas de défendre la santé du corps, mais de votre âme. La chair ne sert de rien, c’est l’esprit qui vivifie. C’est la même chose dans le domaine social.

    « Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui suspende une meule à âne autour de cou et qu’on le précipite au fond de la mer. » Matthieu 18,6

    « Il leur dit :  » Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, et de même la besace; et que celui qui n’a pas de glaive vende son manteau et en achète un. » Luc 22,36

    À l’époque des croisades ainsi que dans les premiers siècles, les barbares ne faisaient pas qu’envahir des terres, ils propageaient le vice partout sur leur passage et ils entrainaient dans leur péché et leur idolâtrie des peuples entiers. C’est pour cela que Dieu suscita les Francs pour vaincre ces peuples barbares, non pas pour libérer des terres ou des pays, mais pour purifier des peuples entiers qui étaient sous l’influence du péché de leurs adversaires. C’est pour cette même raison que Dieu a détruit la ville de Sodome.

    Le bon Dieu lorsqu’il fait la guerre, ce n’est pas pour sauver des corps ou libérer des terres de l’oppression, mais pour sauver des âmes et protéger la vertu. La chair ne sert de rien pour lui, c’est l’esprit qui vivifie.

    Ce qui nous pousse aujourd’hui à être contre la guerre, c’est que la plupart des guerres qui se déroulent présentement sur la terre, sont des guerres injustes qui sont motivées par de mauvaises intentions. (le pétrole, le pouvoir, l’argent, des terres et  etc.)

    Pour conclure, le règne de Dieu sur la terre, doit s’étendre avant tout par l’amour, par la parole de Dieu, par la prédication et la charité. C’est vrai tout cela, mais il faut comprendre que le royaume de Dieu n’est pas un lieu précis sur la terre, c’est avant tout une communauté d’âme et ces âmes se font attaquer par le moyen des armes. Je ne parle pas de leur corps, mais bien de leurs âmes. Lorsque l’ennemi prend les armes pour étendre un règne où on impose le péché, l’idolâtrie, la débauche au plus faible d’entre nous. La prière et la prédication ne suffisent plus par elle-même, elle doit se joindre à un effort de guerre afin de repousser cette attaque armée. La prière aiguise l’épée et le talent du soldat pour combattre ceux qui défendent et propage le péché. Là, je ne parle pas de révolte ou de guerre de conquête, mais bien d’une guerre salutaire pour sauver les âmes, car oui on peut commettre un péché sous la force de la violence et c’est avec violence qu’il faut résister même si cela peut entrainer la mort de l’adversaire. Le but n’est pas de tuer pour le plaisir ou par esprit de vengeance et de haine, mais bien de tuer pour sauver son âme. Il faut toujours regarder le motif de nos actions.
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Blog Catholique NON-ROMAIN

« Une France pour tous »

Aimez-vous la France? Voilà une question intéressante, car la bouche parle de l'abondance du cœur. Ce que nous aimons est à l'intérieur de nous et se manifeste au-dehors par nos paroles et nos actions. Le royaume de Dieu est effectivement en nous et cette France que nous aimons s'exprime au-dehors. Lorsque nous aimerons tous sans partage le même royaume de France, alors il n'y aura qu'un seul royaume sur la terre ainsi qu'une seule nation, car c'est l'amour sans partage d'une même chose qui nous unit.

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L’Église et la France ne font qu’un

« La France ne saurait oublier que sa providentielle destinée l'a unie au Saint-Siège par des liens trop étroits et trop anciens pour qu'elle veuille jamais les briser. De cette union, en effet, sont sorties ses vraies grandeurs et sa gloire la plus pure. Troubler cette union traditionnelle, serait enlever à la nation elle-même une partie de sa force morale et de sa haute influence dans le monde ". Léon XIII

(Allocution de Léon XIII aux pèlerins français, 13 avril 1888 et citation repris par Saint Pie X dans son encyclique "Vehementer Nos" le 11 février de l'année 1906)

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